Les deux langues officielles du Canada

L’anglais pour les anglophones et l’anglais (le bilinguisme) pour les francophones

Diane Lebouthillier, ministre du Revenu national

Diane Lebouthillier, ministre du Revenu national

L’attitude de la ministre du Revenu national, Diane Lebouthillier  est réconfortante. D’abord elle a parfaitement raison de ne pas se sentir mal à l’aise du fait qu’elle ne maîtrise pas parfaitement la langue anglaise. Son attitude est beaucoup plus compréhensible que celle de ministres comme Ralph Goodale qui, après vingt-cinq ans en politique et autant de chances d’apprendre une seconde langue

Ralph Goodale, ministre des Finances

Ralph Goodale, ministre des Finances

à nos frais ne peut toujours pas s’adresser au public en français. Lors de la conférence de presse portant sur les événements tragiques de Belgique, début mars,  il a fallu que Stéphane Dion s’improvise traducteur de son collègue pour sauver l’honneur. Je ne sache pas que quiconque en ait été offusqué tellement c’est normal que les francophones assument le poids du bilinguisme qu’ils réclament.

Pour la presse anglophone, la référence à la « langue commune du Canada »  est lourde de sens. En ce pays il est acceptable de parler anglais en toutes circonstances étant entendu que tous les francophones sont bilingues et tant pis pour ceux qui ne le sont pas. Si les rôles sont inversés, c’est la panique. Comme ce fut le cas à la Défense quand L’Honorable Marcel Massé a exigé que toute la correspondance adressée à son bureau soit en français ou accompagnée d’une traduction. Souhaitons que le cas de la ministre du revenu national fasse réfléchir à la vraie nature de ce pays. Il n’y a qu’une langue commune et les autres.

Gérard Laurin, Gatineau