Ethnocide au Pontiac

Ignobles évêques francophobes ! Ils s’en lavent les mains !

ethnocide-2016

« Il a lu la documentation mais il ne s’occupe pas de ces choses-là. »  

Destinataires : nuntiatura@nuntiatura.ca; mgrdurocher@diocesegatineau.org; chancellor@pembrokediocese.com; chancellerie@ecdq.org

Ces deux textes sont signés par l’historien Raymond Ouimet. Ils appuient les revendications que nous vous adressons depuis plus d’un an:

http://raymond-ouimet.e-monsite.com/blog/histoire-nationale/ignobles-eveques-francophobes.html

http://raymond-ouimet.e-monsite.com/blog/histoire-nationale/ignobles-eveques-francophobes-suite.html

Vous conviendrez peut-être que la « destruction d’un peuple ou d’une société sur le plan culturel » c’est-à-dire un ethnocide, comme ont subi les autochtones et les francophones, spécifiquement ceux du Pontiac, sont des crimes condamnables devant la justice temporelle.

Vous conviendrez peut-être aussi que ces ethnocides accomplis par des catholiques, deviennent des sacrilèges condamnables devant la justice divine.

« Ce n’est plus moi qui vit mais le Christ qui vit en moi ».

Mgr Durocher s’est inspiré de l’épitre de saint Paul, aux Galates (2-20) pour en faire un superbe discours:  https://www.youtube.com/watch?v=EJQ6LNBGTGs :

Je ne suis pas comme vous exégète des Écritures mais j’en comprends, comme la plupart des gens, que les prêtres et les religieux responsables de ces ethnocides se prévalaient de ces belles paroles et y adhéraient d’emblée. Le contraire serait surprenant. Par conséquent, ils laissaient porter au Christ l’odieux de leurs gestes ignobles.  Cela ne constitue-t-il pas une profanation du Christ, un sacrilège?

Et où était leur amour envers les humains concernés, eux, les apôtres de l’amour divin qu’ils étaient censés être, comme vous d’ailleurs.

Notez que Mgr Durocher, en réponse à ma lettre du 6 mai 2015, a humblement, quoique mollement, admis la responsabilité des évêques dans le scandale du Pontiac:

« J’en conviens, dans le passé, les évêques anglophones de l’Ontario n’étaient pas favorables à la survie de la francophonie dans leurs diocèses. »   

Notez aussi que dans le cas du Pontiac, la plupart des prélats francophones du Québec n’ont guère été plus dignes de leurs voeux sacerdotaux parce qu’ils ont laissé faire, alors qu’ils savaient à quoi étaient soumis leurs compatriotes « Pauvre Église de Dieu » s’est contenté de dire le cardinal Léger… même aujourd’hui.

Notez finalement ces paroles d’un laïc très catholique réfutant l’appel péremptoire de Mgr Bourne à l’anglicisation totale lors du congrès eucharistique de 1910:

« … le Christ qui est mort pour tous les hommes (…) n’a imposé à personne l’obligation de renier sa race pour lui rester fidèle ».

Pour terminer:

« Il a lu la documentation mais il ne s’occupe pas de ces choses-là. »  

Voilà la réponse que la secrétaire de Mgr Bonazzi m’a donnée quand je l’ai rappelée à la Toussaint pour savoir où en était notre demande de rencontre faite un mois plus tôt.  « Il ne s’occupe pas de ces choses là ».  Mais qui, qui, qui s’occupe de « ces choses-là »?

Il est clair qu’il ne nous reste qu’un seul recours, celui de communiquer directement avec le pape François. Nous avons espoir que LUI ne lèvera pas le nez sur le sort de milliers de fidèles.

Nous sommes en train d’organiser les documents que nous lui ferons parvenir par le courrier diplomatique de la nonciature, que nous a généreusement proposé Madame Marinoni.  Nous nous en prévaudrons peut-être.

Nous sommes plus que jamais déterminés à obtenir justice pour nos concitoyens.

Lise Séguin, Mansfield, Pontiac,

Pour le Groupe des 13