Des provincialistes par excellence en matrie québécoise

Pot de bonbons. Ou de chambre ? Comment désormais faire la différence...?

Monsieur le Provincial
Lettre ouverte à M. Brian Myles, Directeur du Devoir

—> En suite en quelque façon à une contribution récente d’un Vigilien attentif paru en http://vigile.quebec/Feu-Claude-JUTRA-Un-Lynchage-en

Dans son éditorial du 18 mars 2016 (http://www.ledevoir.com/societe/justice/465864/corruption-politique-et-de-une), le directeur du Devoir, M. Brian Myles, nous entretient d’entrée de jeu (mais c’est moi qui souligne) de « corruption politique au provincial », puis de « politiciens provinciaux », de « politiciens provinciaux » à nouveau, deux lignes plus bas, pour boucler enfin la révélation de la richesse de son lexique personnel par un non moins empressé « financement politique au niveau provincial ».

Conclusion (j’oublie au passage les « politiciens », les « au niveau de » et autres impolitesses de langue) : Le Devoir désormais entre les mains d’un provincial heureux de son sort ???

Ça réjouira certainement tous les Philippe Couillard et toutes les Nathalie Normandeau de la Belle Province de Justin Trudeau, en tout cas.

Mais surtout l’ami André Pratte, bien entendu : le provincialiste par excellence en matrie québécoise.

D’où, on ne peut plus conséquente, la nomination toute récente de celui-ci au Sénat du Canada.

Pour services rendus, des décennies durant, au Canadian Nation Building.

Un vrai Québécois comme il ne s’en fait plus, quoi.
À faire sur-rougir d’envie, si tant est que ce soit possible, le ministre Jean-Marc Fournier en personne.

Aussi, merci M. Myles !

Il ne nous est vraiment plus possible, hormis l’hypothèse d’un terrible manque de vocabulaire, de douter de vos orientations.

Un chèque suivra bientôt. Sans doute. De John Jean James Charest ou de la famille Desmarais, je ne me souviens plus très bien… (Peu importe ! le « Pot de bonbons » est le même pour tous — le million du ministre Gaétan Barrette compris : retour d’ascenseur à la clé pour les pot’ de médecine !).

Pot de chambrePot de bonbons. Ou de chambre ?
Comment désormais faire la différence…?
D’autant plus que l’argent, dit-on, n’a pas d’odeur.

Mais pas d’odeur, n’est-ce pas, vous monte au nez ! répliquait Jacques Brel dare dare. Jadis.

Et surtout, surtout, monsieur le directeur, le Sénat à la fin de vos jours !

Pour services rendus.

Hélène Pisier,
Québec, 18 mars 2016