Concert Brassens – 30 septembre et 1er octobre à La Basoche, Gatineau

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Cette fois, ils seront cinq, pour deux soirs de fête autour des chansons de Georges Brassens. Les 30 septembre et 1er octobre au Cabaret La Basoche (Centre culturel du Vieux-Aylmer), Michel Morissette, guitariste, et Bertrand Crépeault, pianiste, se joindront à Maurice Boyer, Gilbert Troutet et Paul Parent, pour ce tour de chant dans la cour d’un grand.

À la guitare, Michel Morissette : https://www.youtube.com/watch?v=AJC-oi6dXE8&feature=youtu.be
Maurice Boyer chante Brassens : https://www.youtube.com/watch?v=qgoolMf4LYM
Gilbert Troutet, Bertrand Crépeault et Paul Parent dans une chanson à la manière de Brassens : https://vimeo.com/178007314

Avec leurs musiciens invités, les Vigoureux Cacochymes vous feront découvrir Brassens sous un jour nouveau. Un Brassens qui ne cesse de nous émouvoir et de nous étonner.  « Des textes, écrit Francis Cabrel, d’une hauteur digne du grand La Fontaine, sur des musiques d’éternité ».

Concert anniversaire

Chapeau Brassens !

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Un concert anniversaire avec les Vigoureux Cacochymes

Octobre 2006 : trois auteurs-compositeurs de Gatineau décident de rendre hommage à Georges Brassens, vingt-cinq ans après sa disparition. Vingt-cinq chansons parmi les très nombreuses que nous devons à cet orfèvre du texte et de la mélodie. Plusieurs soirs, ils feront un tabac à la Quatrième Salle du Centre national des Arts, puis à la Salle Jean-Despréz. Ce concert se transportera ensuite à Montréal et sera repris dans l’Outaouais, notamment au Cabaret des Brasseurs du Temps, toujours avec le même succès.

Pour souligner cet anniversaire, ces artistes d’ici feront revivre les chansons de Georges Brassens lors d’un nouveau concert les 30 septembre et 1er octobre au Cabaret La Basoche (Centre culturel du Vieux-Aylmer). Cette fois, ils seront cinq : Michel Morissette, guitariste, et Bertrand Crépeault, pianiste, se joindront à Maurice Boyer, Gilbert Troutet et Paul Parent, pour ce tour de chant dans la cour d’un grand. Au menu, des chansons que nous avons tous dans l’oreille, mais aussi des inédites et de moins connues que le public aura le plaisir de découvrir.

En 2013, Le groupe Les Vigoureux Cacochymes était en nomination aux Culturiades et se voyait décerner le prix Flamand littéraire de l’Association des auteures et auteurs de l’Outaouais. En 2014, il recevait un prix d’excellence d’Impératif français « pour sa contribution à la promotion de la chanson d’expression française en Outaouais ».

Georges Brassens

Georges Brassens, l’orfèvre de la chanson

Gilbert Troutet

Il m’arrive souvent de dire que les chansons de Georges Brassens ressemblent à des bandes dessinées : des héros attachants et familiers, des histoires rocambolesques auxquelles on aimerait croire, comme dans Tintin ou Astérix. En même temps, les portraits de ses personnages sont empreints de vérité et de poésie.

Nous avons encore dans l’oreille les paroles et les mélodies de chansons comme Le parapluie, L’Auvergnat, Margot, La mauvaise réputation, Mourir pour des idées… La plupart ont traversé le temps sans prendre une ride. D’autres, inédites ou moins connues, sont réapparues grâce notamment à Jean Bertola et à Maxime Le Forestier. Georges Brassens a aussi mis en musique de grands poètes comme François Villon, Victor Hugo, Louis Aragon, Paul Fort. Quand on commence à s’intéresser à l’œuvre de Brassens, on va de découverte en découverte.

Aujourd’hui encore, ses chansons sont reprises par des artistes de tous bords, ses textes sont étudiés dans les universités, les écoles, et traduits dans une vingtaine de langues. Quand les Vigoureux Cacochymes ont fait leur premier concert Brassens à la Maison des auteurs de l’Outaouais, en octobre 2006, ils ont invité l’ambassadeur du Japon à Ottawa à venir interpréter deux chansons de Georges Brassens en français. Pour ne pas être en reste, le secrétaire de l’ambassadeur y est allé d’une chanson de Brassens… en japonais.

Au Québec, c’est surtout Renée Claude qui a interprété Georges Brassens, accompagnée par François Dubé, un musicien de l’Outaouais. Parmi les étrangers, il y a notamment Graeme Allwright en anglais, Sam Alpha en créole, Paco Ibanez en espagnol. Chez les artistes français, la liste est longue de ceux qui l’ont chanté et le chantent encore : Maxime Le Forestier, Renaud, Barbara, Michel Fugain, Francis Cabrel… Et de grands jazzmen comme Sydney Bechet ont inscrit de ses musiques à leur répertoire.

S’il reste un auteur-compositeur de référence, Georges Brassens était aussi un humaniste et une personnalité généreuse, un des artistes les plus aimés du patrimoine culturel français. Son répertoire, impertinent mais jamais provocateur, trace un portrait sans pitié, et pourtant si tendre, de ses contemporains. « Chez Brassens, écrit Bertrand Redonnet, les choses les plus graves et les plus profondes sont dites plaisamment, avec des mots simples et qui dansent à l’oreille. Les mots sont comme toute sa musique : il faut s’attarder un peu pour en découvrir tout le subtil parfum.»

Quand il découvre Georges Brassens, en 1953, René Fallet écrit : « La voix de ce gars est une chose rare et qui perce les coassements de toutes ces grenouilles du disque et d’ailleurs. Une voix en forme de drapeau noir, de robe qui sèche au soleil, de coup de poing sur le képi, une voix qui va aux fraises, à la bagarre et¼ à la chasse aux papillons.»

Certaines de ses chansons seront interdites de diffusion. Félix Leclerc, qui l’a accueilli pour sa visite au Québec en 1961, dit à ce sujet : « Tout homme est dangereux, quand il est contre les choses établies. Un poète qui ne dérange pas ne sert à rien.» Félix raconte aussi que Brassens était un oublieux. Il lui arrivait d’oublier ses cachets dans des maisons de jeunes qui avaient besoin d’argent, à la condition que personne ne le sache. Sur le coin de la table, il a aussi oublié quelques chansons éternelles. Mais ça, ajoute Félix, c’était difficile de le cacher.

En 1967, Georges Brassens se voit décerner le prix de poésie de l’Académie française (on lui avait même proposé un siège vacant à l’Académie). Brassens en est honoré, mais s’en étonne : « Je ne pense pas être un poète¼ Un poète, ça vole quand même un peu plus haut que moi¼ Je ne suis pas poète. J’aurais aimé l’être comme Verlaine ou Tristan Corbière.»

Pierre Desproges dira plus tard : « Les chansons de Brassens sont le meilleur vaccin contre la connerie humaine.» Et Alphonse Bonnafé, son professeur de littérature et premier biographe : « S’il y a un homme du XXIe siècle, un peu plus heureux, un peu plus libre que nous, Brassens aura grandement contribué à en préparer la venue.»

Pour mettre un point final à ce chant salutaire (comme dans la chanson Fernande), permettez ce quatrain en forme de parodie, à la manière de Brassens :

« Qu’on le copie ou même qu’on
S’en réclame pour faire chic
Voire à des fins pédagogiques
Brassens n’est pas fait pour les cons.»

 

Billets : 28 $
Billetterie en ligne : (819) 243-8000 / http://www.gatineau.ca/portail/default.aspx?p=quoi_faire/spectacles_theatre/achat_billets
Par Internet : https://www.ovation.qc.ca/gatineau/labasoche

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