Bibliothèque de Québec : Canada First (and bigger) at the « Canadian Institute » ?

De : Frédéric Sébastien
Envoyé : 14 juin 2016 17:36
À : Sarah.Shirley@ville.quebec.qc.ca; cabinetdelamairie@ville.quebec.qc.ca
Cc : Agnes.maltais.Tasc@assnat.qc.ca
Bibliothèque de Québec : Canada First (and bigger) at the « Canadian Institute » ?

Bonjour,

Merci de votre courriel, madame Shirley.

Reste que le problème de l’« ambiance générale » qui prévaut sur ces questions (et que nous qualifierions pudiquement d’idéologique) reste entier.

Et entièrement inacceptable.

Et le laisser-faire de l’administration de la Capitale nationale à ce sujet fait figure de caution objective.

Sinon officielle.

Sérieuse matière à réflexion pour monsieur Labeaume, il me semble (à qui d’ailleurs j’apprécierais que vous réacheminiez la présente, madame Shirley).

À moins, bien sûr, que l’Équipe en fonction rêvât d’une Toronto Public Library dans les plus brefs délais en lieu et place de la Bibliothèque Gabrielle-Roy (et de ses multiples antennes de par tout le territoire).

Incidemment, parmi le lot de politiques extrêmement discutables, je mentionnerai les budgets du Canadian institute proprement phénoménaux accordés en vue de l’acquisition de documents unilingues anglais.

Ce sont des sommes colossales qui sont investies dans la présence en catalogue de ce type de productions.

Illustration parmi moult. L’acquisition d’une (1) unique saison d’une télésérie états-unienne – non traduite dans la langue des usagers et commettants, qui est également, dois-je le rappeler, la langue, l’unique langue officielle du Québec – à 15, 18 ou plus de 20 exemplaires avoisine aisément les 1500.00$.

Or multiplions par les innombrables téléséries de même source (sans compter les films, soumis à la même politique du : « Version française non disponible », collants et affichettes que l’on nous présente en permanence sur lesdits « produits » qui arrivent par flots continus chaque jour), sur les saisons successives, et on atteint des montants absolument fous.

Faites le compte d’une série de 7, 8 ou 10 ans… Une seule ! In English only. À ce décompte-là, on atteint le million $ le temps de crier : Ciseau ! Aux frais des contribuables d’expression française !

Pendant ce temps, la suggestion de l’achat d’un livre (autre que de recettes…) dans la langue de… Gabrielle Roy se fait souvent opposer une fin de non-recevoir. On croit rêver. Le cauchemar, quoi.

Austérité, dit-on. En culture en particulier. Oh que non ! quand il s’agit de s’empiffrer d’American Culture sans égard à notre propre langue et notre propre culture !

Ce n’est même plus de l’indécence. Ou de la bêtise.

C’est carrément du naufrage culturel actif. On ne peut plus conscient. Et volontaire.

So, thank you very much Mr Jean Chabot et Mrs Marie-Claire Lévesque.

Vous êtes assurément des citoyens appréciés au suprême degré par M. Philippe Couillard. Un homme investi, comme chacun sait, d’un haut sens de l’État.

De cet unique État français des Amériques.

Bien à vous,

Frédéric Sébastien
Québec, 14 Juin 2016

76e anniversaire du jour où Adolf Hitler en personne, accompagné de ses troupes, foula le sol de Paris. Pour une Occupation qui devait se maintenir plus de quatre ans durant…. Tragédie qui n’aurait jamais pu se produire sans l’« aide » d’un très grand nombre de collaborateurs …autochtones. Comme quoi, n’est-ce pas, mutandis mutandis, l’Histoire a de puissantes dispositions à se répéter. Inconscience, inculture, amnésie, insouciance et ignorance aidant… Ça commence par le reniement tout « naturel » de soi, et puis allez savoir où ça nous mène ensuite… L’Histoire semble nous apprendre que nous n’en apprenons rien.


Bonjour M. Sébastien,

Nous vous remercions de l’intérêt que vous portez envers le site Web de la Bibliothèque de Québec et d’avoir soumis cette question à notre attention.

La disposition des logos sur la bannière a été conçue de façon à respecter le ratio de conception d’origine des drapeaux officiels. Ainsi, le drapeau officiel du Québec est conçu dans un ratio de 2 : 3, tandis que celui du Canada, de 1 : 2.

Cela étant, à la suite de votre commentaire, nous avons constaté qu’il était possible d’utiliser une version alternative du logo du drapeau du Québec qui permet de l’adapter au ratio du logo canadien. Il nous fait donc plaisir d’utiliser cette seconde version qui procure une superficie identique aux deux images.

Comme vous serez à même de le constater en visitant le site, nous avons procédé à la modification.

Vous remerciant de votre attention, nous vous souhaitons une excellente journée,

Sarah

NB – Je suis présente au bureau du lundi au jeudi.

__________________________

Sarah Shirley
Conseillère en communication
Division du conseil et du marketing

Ville de Québec
Service des communications

2, rue des Jardins, bureau SS2
Québec (Québec)  G1R 4S9
Téléphone : 418 641-6411, poste 3012
sarah.shirley@ville.quebec.qc.ca


De : Frédéric Sébastien
Envoyé : 8 juin 2016 14:48
À : Chabot, Jean (ICQ-DIR); Goyette, Marie (ICQ-DIR)
Cc : CMC_, Cabinet de la mairie; Agnes.maltais.Tasc@assnat.qc.ca; Gagné, Sylvain (COM-DIR); ICQ_, (Institut canadien de Québec); BDQ_, (Bibliothèque de Québec); Grantham, Jean (BDQ-DIR); annie.cantin@lit.ulaval.ca
Objet : Bibliothèque de Québec : Canada First (and bigger) at the « Canadian Institute » ?

                           Bibliothèque de Québec : Canada First (and bigger) at the « Canadian Institute » ? 

 Att. : Direction du réseau des bibliothèques de la ville de Québec

    Objet : pièce ci-jointe saisie depuis le site numérique de la Bibliothèque

      —> www.bibliothequedequebec.qc.ca

Question toute simple : Pourquoi le Fleurdelysé se voit-il présenté en plus petite dimension que l’unifolié ?

Pour satisfaire — comme c’est devenu une habitude par mille façons depuis quelques années au sein de la maison (énormités révoltantes* et petits détails de propagande plus ou moins subliminaux** conjugués tout ensemble) — les préférences idéologiques et/ou politiques (je pose la question) de madame Marie-Claire Lévesque, directrice de l’établissement (et par là imputable de ces décisions, disons, « administratives ») ???

Dont, qui plus est, le courriel demeure confidentiel ! Illustration patente de professionnalisme et de grand respect des citoyens/utilisateurs de ce service public, n’est-ce pas, madame Lévesque.

Des comportements au demeurant que n’aurait certes pas cautionnés naguère un célèbre René, de même patronyme. C’est le moins que l’on puisse dire.

Sur ce, une réponse honnête et articulée de l’administration serait appréciée.

Car franchement dégoûté je suis par ces manières en continu parfaitement indignes d’un service public moderne, professionnel et véritablement respectueux des citoyens

Salutations.

par un certain prénommé Frédéric,
de Québec même, 08-VI-2016

www.soreltracy.com/liter/2015/aout/18a.htm

** Une illustration parmi d’autres : inscrire « Canada » plutôt que… « Québec » à la moindre occasion (documents, affiches, présentoirs, etc.). Le savoir et la culture au service de la propagande ? On s’croirait encore sous la coupe des Commandites de Jean Chrétien et du Liberal Party. Il faut dire que son pupille Philippe veille toujours au grain. Assurément. Tout ceci, madame, est parfaitement indigne de cette belle Institution que constitue le réseau des bibliothèques de la Capitale nationale.

Bibliothèque Bandeau Fête nationale_2016