Répondre à mon S.O.S.

«Je ne suis plus capable de me (faire) servir en français dans ma tabagie locale » !

Tabagie Wellington 2015J’habite à Verdun depuis quelques années. Je constate une dégradation des services offerts en français par certains commerçants.

Tout récemment, la Tabagie Wellington (rue Wellington à Verdun) a été vendue à une famille asiatique. Ils ont mis à pied tout leur personnel et ç’est la famille qui répond aux clients.

Cela fait plus de dix ans que j’achète mon tabac à pipe à cette tabagie. Depuis deux jours, j’essaie de m’y procurer une blague de tabac à pipe. Il n’y a pas moyen de me faire comprendre.

Le proprio ne comprend rien en français: un zéro et une barre! Sa dame dit : Français… moi! ainsi que sa fille… Lorsque je demande du tabac à pipe Amphora Original, ils me regardent comme des chevreuils dans le « Spotlight »… Et bien je ne suis plus capable de me (faire) servir en français dans ma tabagie locale.

Je pourrais toujours faire comme les autres francophones qui habitent à Verdun (ils sont presque tous bilingues), je pourrais leur parler en anglais. Mais je tiens à me faire servir en français au Québec.

J’ai connu la période où l’on se faisait dire « Speak White » dans les magasins de la rue Ste-Catherine. Je pensais qu’on avait réglé ce problème depuis longtemps. Eh bien il semble que non.

Je m’adresse à vous pour savoir ce que l’on peut faire pour leur faire comprendre qu’au Québec, c’est en français que ça se passe.

Bien sur, j’ai barré ce commerce de ma liste, mais moi seul je ne pourrrai pas leur faire comprendre le bon sens. Les Verdunois francophones vont accepter de se faire servir en anglais et tous ces nouveaux arrivants en provence des pays du Commonwealth ne sentiront jamais le besoin d’apprendre le français.

Bien sur, le problème ne se pose pas à l’extérieur de Montréal. L’Asiatique qui achèterait un dépanneur à Québec, en Abitibi, dans le Bas St-Laurent, en Abitibi, au Centre-du-Québec, en Gaspésie, sur la Côte-Nord ou encore pire au Saguenay Lac-Saint-Jean ne resterait pas ouvert plus de 2 semaines s’il ne comprenait pas et ne s’exprimait pas en français.

Montréal prétend être la deuxième ville francophone au monde après Paris… On a du chemin à faire…

Seul, je ne peux pas faire grand’chose. Il faut que l’on s’y mette à plusieurs pour faire comprendre aux nouveaux arrivants qu’au Québec et à Montréal, c’est en français que ça se passe.

Pourrait-on organiser un boycott assez publicisé pour que les autres comprennent le message.

Merci de répondre à mon S.O.S.

Robert Gougeon
Montréal

3 commentaires

  1. filmer leurs réactions et les diffuser sur internet. mieux se présenter une dizaine et exiger d’être servit en français.cela va empêcher les autres de se faire servir.ou accumuler sur le comptoir pour 30$ de marchandises .S’ils ne parlent pas français le laisser là et quitter. Avec un dictionnaire Français chinois. écrire sur un papier parlez-vous japonais? la Chine a été occupée par le Japon

  2. Bonjour M. Gougeon,
    Je suis un « perfect bilingual » natif de Verdun (première ave.) semi-retraité demeurant maintenant dans la région de Québec.
    Avec les années, j’ai compris que la seule et unique façon de se faire respecter chez nous était de voter OUI massivement au prochain référendum afin que TOUT puisse se passer dans notre langue. Certaines personnes n’ont rien à cirer du français, car pour eux c’est une langue de basse caste. Ca ne serait plus à eux de nous rentrer la langue de Shakespeare dans le derrière mais bien à nous à leur faire suivre des cours de français.

  3. Bonjour M Gougeon, comme je comprends votre commentaire. Un jour, je me rends dans Dorval, je devais voir un médecin. Bref, je me suis rendue et puisque j’avais du temps, j’ai décidé de casser la croûte dans une petit resto tenu par des asiatiques. Le jeune qui m’a servi a refusé de le faire dans ma langue maternelle, m’a même poussé hors de son pub. Fâché, enragé…c’était assez impressionnant. J’ai déposé une plainte au comité de la loi 101. Ça aura pris des mois avant que les représentants de la langue française se rendent sur les lieux et ils ont dit n’avoir rien remarqué de déraisonnable. Baptême!!!! Si vous décidez de fonder une organisation de protestataires, je vous dis que j’en ferai partie. Courage!

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