Corruption, collusion, fraude, conflits d’intérêt?

Martin Coiteux, président du Conseil du trésor: Une enquête publique sur l'informatique au Québec

FraudeUn nouveau collectif formé de 16 organisations civiles réclame la tenue d’une enquête publique sur l’octroi des contrats dans le domaine des technologies de l’information au gouvernement du Québec. Face aux perpétuels dépassements de coûts et à la place grandissante des technologies de l’information dans nos vies, les signataires d’une déclaration commune demandent au gouvernement d’instaurer le plus rapidement possible un processus d’enquête publique et un débat public sur l’informatique au gouvernement du Québec.

Le collectif constate qu’au fils des ans, les pratiques dénoncées dans les médias sont demeurées inchangées : absence de concurrence, présence des mêmes firmes qui se séparent la majorité des contrats publics, dépassements de coûts, retards dans les échéanciers de livraison et dépendance du gouvernement envers les firmes privées. Certains « stratagèmes collusoires » dévoilés par les médias et enquêtés par l’Unité permanente anticorruption (UPAC) prouvent que la collusion fait bel et bien partie du problème informatique au gouvernement du Québec.

Les dépenses en informatique dans les ministères et organismes, totalisant plus de 3 milliards de dollars annuellement, inquiètent aussi le Vérificateur général du Québec. Plusieurs de ses rapports font état de fiascos et de mauvaises pratiques de gestion de l’informatique dans l’administration publique.

Nous sommes seize (16) groupes de la société civile qui demandons que le gouvernement mette sur pied, dès maintenant, une enquête publique pour discuter des problèmes énoncés précédemment, mais aussi du mode de gestion que l’État doit mettre de l’avant pour ses projets technologiques et des façons d’améliorer la transparence démocratique que le gouvernement pourrait mettre de l’avant grâce aux technologies de l’information.

Le Collectif réclamant une enquête publique dans les technologies de l’information est formé des groupes suivants :

  • Association pour la science et le bien commun
  • Centrale des syndicats du Québec (CSQ)
  • Centrale des syndicats démocratiques (CSD)
  • Centre Justice et Foi/Revue Relations
  • Coalition des Tables régionales d’organismes communautaires (CTROC)
  • Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics
  • Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU)
  • FACIL, pour l’appropriation collective de l’informatique libre (FACIL)
  • Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ)
  • Fédération autonome de l’enseignement (FAE)
  • Hackons la corruption
  • Ligue des droits et libertés
  • Regroupement des organismes communautaires de la région 03
  • Réseau québécois d’action communautaire autonome
  • Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ)
  • Syndicat des professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ)

https://secure.avaaz.org/fr/petition/Martin_Coiteux_president_du_Conseil_du_tresor_Une_enquete_publique_sur_linformatique_au_Quebec/?tRqTejb

1 commentaire

  1. Je suis à 100% pour une enquête. Ce qui m’a vraiment faché est que l’Ontario a offert à M. Couillard le systême informatique santé et que M. Couilllard l’ait refusé. Connaissant très bien la saine organisation du mind anglophone, M. Couillard aurait du accepter ce cadeau et simplement en faire la traduction. Çe serait idéal et nécessaire dans les deux langues et en plus le texte anglais aurait été assurément très précis vu qu’il n’aurait pas été traduit en anglais par des francophones. Le Québec aime faire tout à l’envers dans plusieurs cas, et tout çela nous coûte les yeux de la tête.

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