Château Montebello

Le Québec n’est pas l’Ontario ou les USA!

Château Montebello 2015

Note d’Impératif français : Avoir à demander le service en français au Québec, c’est inacceptable. L’accueil et le service doivent être, sans faute, en français sans qu’on doive le demander! Le Québec n’est pas l’Ontario ou les USA! Embaucher du personnel incapable de parler français au Québec, c’est mépriser sa clientèle en plus de créer des problèmes à son personnel.

J’ai appelé le Château Montebello fin octobre pour des réservations et on a répondu en anglais seulement. J’ai été obligée de demander de parler à quelqu’un en français….incroyable! Et ceci à deux reprises. Merci de votre attention et au plaisir,

Denise Levesque

3 commentaires

  1. D’une part, pas besoin de se battre – il suffit d’afficher et d’annoncer en français d’abord et en toute autre langue ensuite. D’autre part, pour nous, la langue espagnole est aussi facile que l’anglais. Elle est d’ailleurs plus parlée au plan mondial. L’arabe suit de près, mais n’est pas plus simple à apprendre pour les francophones que pour les anglophones. Il n’est pas question ici de débrouillardise ou de facilité d’apprentissage, mais bien du respect d’un peuple et des efforts de conservation de sa culture. Car il est aussi question d’histoire – ni les Arabes, ni les Espagnols n’ont encore menacé d’éteindre la voix française du Québec.

    « Un Canadien anglophone a autant le droit d’être servi ici au Québec que vous avez le droit d’être servi en dehors du Québec ». Je suis d’accord. Cependant, bien que même Ottawa soit parfois surprenante en termes de bilinguisme, nous ne sommes pas servis en français partout dans cette ville, qui pourtant reconnait en principe les parlants des deux langues officielles comme ayant les mêmes droits, statuts et privilèges.

    « C’est incroyable, Aylmer compte maintenant presque autant de francophones que d’anglophones ! ». Voilà une trentaine d’années que j’ai entendu ce commentaire entre anglophones aylmerois. Or, en 2006, 60 % des aylmerois parlaient le français à la maison. S’il n’avait pas été du Mouvement Impératif français, encore jeune à cette époque, et des efforts de multiples organismes associés et de voix d’individus, je crois que la langue de notre culture serait en bien piètre état dans la région.

    Pourtant, les entreprises que nous créons, aussitôt avalées par des compagnies états-uniennes monstres, affichent en toutes lettres et en toute impunité les noms anglais de ces dernières. Rien que dans mon quartier, qui est aussi celui de l’UQO, plusieurs commerces de toutes sortes s’adressent à leur clientèle en anglais d’abord. Dans certains cas, on doit attendre que la seule employée francophone se libère pour venir jouer l’interprète au comptoir ou à la table. Encore heureux, me dis-je. Ni anglophobe, ni très raciste, j’accueille leurs différences en les invitant à vite s’acclimater aux nôtres afin de confirmer leur intégration dans notre belle culture, tout en conservant la leur. Justement, parce que deux langues valent mieux qu’une – et parce que nous accueillons les différences tout en conservant les nôtres.

  2. C’est terrible! J’ai même rencontré des autochtones au Québec qui ne pouvaient même pas parler le français beaucoup mieux qu’un québécois de souche typique parle une langue des signes ou la langue autochtone locale. Au mieux, il a copier l’exemple des québécois de souche en apprenant l’anglais comme sa langue seconde pour rencontrer le québécois de souche à pied d’égalité dans une langue seconde commune. Il est temps que les autochtones du Québec apprennent qu’il doivent faire ce que les québécois de souche disent, pas comme ils font.

  3. Je suis d’accord que vous ne devriez jamais avoir à demander de vous faire servir en Français au Québec. Cependant, l’Anglais étant une langue tellement facile à apprendre et à utiliser que je suis convaincu que vous auriez pu facilement vous débrouiller en Anglais. En ce qui a trait à mépriser sa clientèle, ne fait-on pas la même chose ici au Québec avec l’affichage? Si je décide d’ouvrir un commerce dans un quartier anglophone ou Chinois, etc, on me force à mettre de l’affichage an Français et je dois me battre pour avoir le droit de mettre quelques annonces dans une autre langue. On me force donc à mépriser la clientèle de mon quartier. On ne devrait pas accepter des situations telles que vous l’avez vécu et en même temps on devrait apprende à être plus tolérant. Pour terminer, je dirais que nous devrions tous parler deux langues. Un Canadien anglophone a autant le droit d’être servi ici au Québec que vous avez le droit d’être servi en dehors du Québec. Le service à la clientèle est une question d’affaires. Si l’organisme en question ne répond pas aux demandes de sa clientèle (comme vous par exemple) c’est cet oprganisme qui s’en trouvera perdant.

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