Une juge ne fait pas le printemps

Cour Suprême du CanadaOttawa vient de nommer Mme Suzanne Côté à la Cour suprême. La question de nommer ou de ne pas nommer, de désigner tel ou telle juge, quelle que soit sa provenance, ne devrait pas occulter le vrai problème qui est celui du contrôle colonial que la Cour suprême exerce sur toutes les questions québécoises, et surtout les plus vitales.

Depuis le renvoi de 1982, où la Cour suprême autorisait le Gouvernement fédéral à rapatrier unilatéralement la Constitution, et donc  à la violer, sa partialité et sa vassalité au Canada anglais ne devraient plus faire aucun doute.

Personne ne déplore l’absence d’une authentique pensée juridique sur la question comme si l’étude du droit « canadien » privait ipso facto ses élèves de sens critique et de conscience nationale. Ceux-ci sont tous plus ou moins obnubilés par les appellations ronflantes de « neuf sages » et de « plus haut tribunal du pays » que l’on répète à toute occasion avec une naïveté qui sent l’adoration, l’agenouillement, comme dans une prière de mosquée.

Hubert Larocque, Gatineau.