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SearsCommunication exclusivement en anglais

Voici la copie d’une note laissée à mon domicile par un technicien du centre de services Sears en mon absence.  Suite à la plainte que j’ai formulée au centre de services, on m’a dit « mettre une note à mon dossier » confirmant mon insatisfaction et on m’a recommandé d’en faire part au technicien qui se présenterait plus tard.

Je vous rappelle que le technicien a fait une pratique devant moi sur sa tablette BlackBerry en commandant la même opération, mais la note finale ressort uniquement en anglais malgré le fait que toutes les opérations pour y arriver soient effectuées en français.

Je ne suis pas « anglophobe » et parle volontiers anglais ou espagnol là où c’est normal de le faire, mais je tiens à vivre en français chez moi au Québec.

Merci de votre collaboration et de votre vigilance dans la protection de notre si belle langue,

Suzie Bouchard
Chicoutimi

Adresse utile :
Page commentaire de Sears à https://secure.sears.ca/service-a-la-clientele

Facture Sears

1 commentaire

  1. Boujour,

    Je viens de vivre une expérience quelque peu étourdissante et j’aimerais la partager avec vous.

    Ma brue et Matthieu, mon fils aîné, ont vécu l’événement malheureux de perdre un bébé à la naissance l’automne dernier. Voulant savoir les causes du décès de la petite, ils ont demandé une autopsie de la part du CHUS. Ce dernier a fait faire l’expertise par le Centre universitaire de santé McGill à Montréal, comme cela semble être le modus operandi.

    Ils ont dû attendre le temps que cela exige et se sont armés de patience. Enfin, lorsque le rapport d’autopsie arriva, force fut de constater que le document n’était rédigé qu’en anglais. Déjà que les termes médicaux ne soient pas au départ faciles à comprendre en français, imaginez-vous recevoir toute cette info en anglais seulement…

    Je vous envoie ci-joint la démarche que j’ai entreprise auprès de McGill et les déboires auxquels nous avons dû faire face… Le texte n’est pas très long, mais il est révélateur de l’attitude des anglophones de Montréal depuis le 7 avril. On me disait que cela était monnaie courante dans la Métropole, mais pour un habitant des Cantons de l’Est, j’en prenais et surtout, j’en laissais. Si la chose était monnaie courante auparavant, elle sera désormais, je le crains, constante.

    Claude B.

    Voici en bref la conversation que j’ai tenue avec le centre McGill afin de rectifier le tir. Voyez ce que cela a donné…

    Démarche concernant le rapport d’autopsie du Centre universitaire de santé McGill

    Le 10 avril 2014 à 10h00

    • J’ai appelé au 514-934-1934 (poste 42819) du McGill University Health Centre.
    • Accueil en anglais seulement.
    • Je m’informe à savoir si la personne parle français.
    • Elle me dit que «No» et elle me transfère auprès d’un dénommé Jonathan Lawry, secrétaire au département de pathologie.
    • Je demande si je peux avoir un document explicatif du décès de la petite en français. Le dénommé Lawry me dit que «tout ce qui sort d’ici (sic) se fait en anglais», ce à quoi je lui rappelle qu’il s’agit d’un hôpital du Québec et que nous sommes en droit de nous attendre à ce que le document qui explique aux parents du bébé pourquoi leur petite fille est morte soit rédigé dans leur langue, i.e. en français. La réplique est qu’«il s’agit d’un hôpital anglais ici et qu’à Montréal il y a beaucoup d’anglais.»
    • Je lui souligne que le document s’adresse à deux francophones dont les noms sont Blanchette et Pelletier…
    • La rétorque est à l’effet que «la loi 101 (ici) ne s’applique pas» et il me dit qu’il va s’informer auprès de son supérieur à savoir s’il y a possibilité de produire une traduction du rapport.. et il me laisse en plan pendant près de cinq minutes!
    • À son retour au téléphone, il m’informe que la personne-référence l’avise que non et que si nous voulons une traduction dudit texte, ce n’est pas au McGill University Health Centre à le produire, mais à l’hôpital où le nouveau-né est décédé…i.e. à Sherbrooke, et donc que c’est avec «eux» (sic) qu’il faut faire affaire…
    • Je lui signifie que la situation commence à ressembler à une partie de ping-pong et que je doute beaucoup que le Centre hospitalier de Sherbrooke soit doté d’un service de traduction. Je lui demande le nom de son supérieur, i.e. la personne qui l’informe.
    • Il refuse de me fournir son nom et il ajoute que cette dernière lui dit de me dire d’appeler au «Children Hospital» au poste 42823 et de parler à une dénommée Anna Lis.
    • Je lui demande alors qui est cette personne.
    • Il me répond qu’elle est pathologiste et qu’elle ne parle pas français…et il interrompt l’appel.
    • Il est évident que «Anna Lis» est un jeu de mot, i.e. une farce plate et que mon interlocuteur s’est bidonné après avoir raccroché. Anna Lis (pour « analist ») n’existe évidemment pas sur la liste des médecins spécialistes du CHUSM. En fait le pathologiste auquel on a refusé de me faire parler est Steffen Albrecht, celui qui appose sa signature électronique à la toute fin du document en anglais.
    • Question d’en avoir le coeur net, j’ai pris sur moi-même d’appeler au CHUS, à Sherbrooke.
    • La réceptionniste au département des Soins pour enfants, Anne, me dit ignorer s’il y a un service de traducteur de document officiel au Centre et elle me réfère à Joannie, aux archives.
    • Celle-ci parle au docteur Bureau, le pédiatre de la mère de la petite, qui l’informe qu’il doit voir cette dernière dans une quinzaine et qu’il lui expliquera la teneur du rapport d’expert de vive voix.
    • Je demande à Joannie s’il existe un service de traduction au CHUS. Sa réponse fut négative et que le rapport aurait dû être produit en français de toute façon…
    • Lorsque je suis entré en communication avec le Bureau de la protection de la langue française, on m’a conseillé de déposer une plainte en vertu de l’article 29.1.
    • C’est ce que je m’apprête à faire tout en ayant l’impression de donner un coup d’épée dans l’eau!!!

    Comment peut-on mépriser les gens comme cela lorsque ceux-ci en fait ne cherchent qu’à comprendre ce qui s’est produit lors du décès de leur nouveau-né???

    Rappel:

    On me disait que de se faire servir en anglais était monnaie courante dans la Métropole, mais pour un habitant des Cantons de l’Est, j’en prenais et surtout, j’en laissais. Si la chose était monnaie courante auparavant, elle sera désormais, je le crains, constante.

    Claude B

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