MONTRÉAL : POLITICIENS DE PACOTILLES

Il ne me viendrait pas à l’idée voyez-vous d’exiger de me faire servir en français dans toute autre province que le Québec, c’est peine perdue, je pense.  Pour un anglophone d’être né, avoir grandi au Québec, étudié au Québec et d’exiger d’être servi en anglais, c’est d’une impolitesse impardonnable à mon avis.

Mais au Québec, voyez-vous, tant de gens sont ‘bonasses’ (excusez le mot mais il exprime tellement cette attitude de ‘faiblesse’ ou de ‘naïveté’ selon mon Petit Larousse — que je me devais d’utiliser!). 

Disais-je donc que les bonasses préféreront toujours « switcher à l’anglais » pour montrer leur belle attitude.

C’est navrant, c’est choquant, pour ne pas dire outrant, de voir ça.

Que voulez-vous, diront certains, (on vit à proximité des anglos, faut bin s’ajuster!).  On ne veut surtout pas s’engager dans une polémique de sourdes oreilles.

Faudra continuer d’exiger toujours le français au Québec.  De dénoncer ces politiciens de pacotilles qui n’oseront jamais faire de vagues, tout d’un coup que ça leur ferait perdre leurs élections…

Merci d’être là, toujours et encore.  De continuer de vous battre pour notre langue, préservée chèrement, envers et contre tous, pour notre plus grand bien et fierté, à tous et toutes.  C’est comme ça qu’on vous aime!

Lucie Dumouchel
Gatineau (Québec)