LETTRE OUVERTE À MARIE MALAVOY

Marie Malavoy
Madame Malavoy,
ministre@mels.gouv.qc.ca

J’entends toutes sortes de trucs de plusieurs sources. Donc, voici mes questions :

1) Est-ce que, oui ou non, l’anglais intensif en 6e année sera aboli pour l’automne 2013?
2) Est-ce que, oui ou non, l’anglais au début du primaire sera rapidement aboli?

Voici un article d’aujourd’hui : « Le bilinguisme et l’assimilation en douce »

Source : http://www.lautjournal.info/default.aspx?page=3&NewsId=4415  

Le bilinguisme généralisé est dangereux. Je parle ou baragouine 5 langues, mais, contrairement à la majorité de mes compatriotes, je sais quand les utiliser et SURTOUT, QUAND NE PAS LES UTILISER.

« Pour Mackay, une langue minoritaire dans un même contexte politique peut réussir à se maintenir que s’il y a d’immenses poches d’unilinguisme de cette langue, là où elle est parlée dans le pays. »

OPINION ET EXPÉRIENCE

L’anglais en 6e année est inutile pour les enfants, car les informations dont ils ont besoin pour leurs travaux scolaires sont disponibles en français. Et pour les programmes d’échange et interculturels, il y a le bassin de la Francophonie internationale.

L’anglais n’est essentiel qu’en dernière année de bac dans les professions techniques pour certaines lectures spécialisées.

Si l’anglais est exigé pour des emplois de commis, de vendeur ou de serveur, c’est parce que les différents gouvernements, dont ceux du Parti Québécois, n’ont pas appliqué la Loi 101. Les restaurants et les commerces de se délocaliseront pas à cause de nos lois linguistiques.

Certains diront « L’anglais est essentiel pour voyager ». Êtes-vous en train de me dire qu’en ces temps difficiles on dépense l’argent des contribuables pour des considérations comme « voyager » ou « aller dans le sud au soleil »?

Quant au contexte nord-américain, je ne connais personne qui soit obligé d’aller aux États-Unis ou en Ontario tous les jours pour vivre.

En première année de bac, un livre de mathématiques obligatoire était en anglais. Ce n’était pas justifié, car il y a un grand nombre de livres en français sur l’algèbre linéaire, c’est une matière de base en sciences. J’ai abandonné le cours pour cette seule raison. Un an plus tard, j’ai consacré mon été à un cours d’anglais de 6 semaines à McGill et 4 semaines en Angleterre. J’ai réglé mon problème à l’âge adulte au moment que j’ai constaté une nécessité pour ma profession et au moment où j’étais motivé pour l’apprendre et non parce qu’on me l’imposait. Croyez-moi, pour avoir fait l’expérience avec l’allemand, il vaut mieux étudier une langue 6 fois 45 heures à l’âge adulte lorsque l’on est motivé, discipliné et avec un but précis que pendant

12 ans à 2 heures par semaine lorsque cela nous est imposé.

Dominique Beaulieu, B.Ing., M.Sc.