LA CHANSON QUÉBÉCOISE

Une langue à chanter !

J’avais proposé en 2000 un mémoire intitulé, Une langue à chanter, dans le cadre de la Commission des états généraux sur la situation et l’avenir de la langue française au Québec. Mon argumentation se concentrait en particulier sur la chanson québécoise. Bon, les choses ont-elles évoluées depuis?

On peut observer que depuis 2000, il y a eu une belle diversité de nouveaux créateurs, soit des auteurs-compositeurs de talents et l’arrivée de nouveaux paroliers. Au chapitre des choses qui ne s’améliorent pas, il y a la place de plus en plus grande de la chanson anglophone au Québec.  Cela a un effet évident sur le manque de diffusion de la chanson québécoise.

Suite au Forum sur la chanson québécoise qui s’est déroulée en début de semaine à Montréal, il est à espérer qu’on se sera penché sur les principales problématiques que vit notre chanson. Bien sûr, les effets de la mondialisation ont joué en défaveur de la chanson québécoise. De plus en plus de francophones du Québec chantent en anglais et font carrière dans la langue de Shakespeare, espérant ainsi percer le marché international.

Dans mon mémoire, je proposais un cours obligatoire sur la chanson québécoise au secondaire V. Je proposais aussi une présence plus grande de la chanson d’expression française dans les espaces publics, renforcée par une réglementation gouvernementale. Je mentionnais également qu’il fallait faire en sorte que les quotas de diffusion de la chanson d’expression française, dans nos radios commerciales, soient véritablement respectés et cela même aux heures de grandes écoutes. Notre chanson est un trésor qu’il faut préserver. Soyons à son écoute sur les ondes de nos vie.

Yvan Giguère, Saguenay
Fondateur de la Journée de l’Hymne au printemps
info@journeehymneprintemps.qc.ca