« PASTAGATE » ET SES SUITES

Athéna Tacet:

Madame Athéna Tacet, auteure de l’article « Pastagate » ou de la nécessité de reconcevoir le combat pour la langue française au Québec

Le problème au Québec n’est pas celui de la rationalité de la loi, mais le fait qu’il y a une communauté qui réclame à grands cris des privilèges qui n’ont d’autre but que le respect de leur dignité coloniale. Et ces dernières années, la mondialisation leur donne des arguments.

Depuis 250 ans, les anglos et leurs alliés allophones n’ont eu de cesse de nous faire une guerre psychologique coloniale et l’affaire « pasta » en est une. Et bien entendu, les journaux anglophones en ont fait une nouvelle.

Hélas ! Nos médias écrits et parlés de colonisés québécois ont suivi.

D’ailleurs, l’Amérique du Nord est grande, pourquoi s’acharnent-ils à demeurer ici et nous imposent-ils leur présence?

Marie-Mance Vallée

Suit un extrait de Pastagate, ou de la nécessité de reconcevoir le combat pour la langue française au Québec à http://quebec.huffingtonpost.ca/athena-tacet/langue-francaise-quebec_b_2992394.html

À première vue, le panneau de signalisation « Arrêt » que l’on peut apercevoir à l’intersection de deux rues montréalaises peut en surprendre plus d’un. Et pourtant, l’absence du mot « Stop » dans la Belle Province est bien aujourd’hui le reflet de l’histoire sérieuse d’une longue politique de francisation du Québec issue de la peur d’un possible enlisement dans le gouffre anglophone du continent américain. Dans cette optique de préserver une langue minoritaire en Amérique du Nord, le parti libéral du Québec crée en 1961 l’Office Québécois pour la Langue française (OQLF) visant entre autres à assurer que le nom d’un établissement public au Québec soit en français (art. 63).

Mais dans un souci de faire en sorte que toutes les affiches et noms de commerces soient traduits, l’Office a souvent fait preuve d’un excès de zèle. L’affaire du Pastagate donnant lieu à la démission de la présidente de l’OQLF Louise Marchand en mars dernier en est l’exemple le plus récent. Condamné, car le mot italien « pasta » était trop souvent mentionné dans son menu, le restaurant montréalais italien Buonanotte est loin d’être un exemple isolé.

La suite : http://quebec.huffingtonpost.ca/athena-tacet/langue-francaise-quebec_b_2992394.html