RADIO-Canada : CHANGEMENT DE MISSION?

J’aimerais savoir si votre organisme s’est récemment penchée sur la situation linguistique à Radio-Canada.

Voici les faits.  Je suis un auditeur régulier de la radio, surtout Radio-Canada, car cette chaîne est encore la seule qui diffuse sans les abrutissantes publicités. Je peux dire que j’y suis  attaché depuis plusieurs années. Cependant, depuis quelques mois, il semble que la SRC favorise systématiquement  introduction de l’anglais dans le contenu de ses émissions, tant au niveau local (Gatineau-Ottawa) que pour les émissions provenant du réseau.

Par exemple, toutes les émissions diffusent au moins une chansons en langue anglaise, en plus des extraits de films, de discours, entrevues, etc. et ce, souvent sans prendre soin de traduire les propos entendus.  En plus, les animateurs truffent leurs discours d’expressions anglaises ou d’anglicismes (means, back-up, fead-Back, wake-up, nust, etc. La liste est longue.  En ce moment même, alors que l’animatrice Catherine Perrin amorce une entrevue avec  Ariane Moffatt, on fait tourner une chanson de cette dernière, enregistrée en anglais. Il faut le faire!

Avez-vous remarqué la même situation?  Est-ce une nouvelle approche de l’institution fédérale? Qu’est-ce qui a changé dans le mandat de la SRC? J’aimerais votre opinion à ce sujet.

Quand je couple cet état de fait avec l’obsession dont ce réseau semble souffrir pour les tentatives systématiques de démolition de toutes les institutions québécoise, sous couvert d’enquête.  Les syndicats,’ SNC-Lavallin, Hydro-Québec, les hôpitaux, les écoles, les villes, sans parler évidemment du PQ et BQ, et qu’il néglige sciemment le suivi  les dossiers d’ordre fédéral, (ce qui devrait être leur mandat exclusif) je ne peux m’empêcher d’être perplexe et de me faire du mouron pour notre survie culturelle. On a besoin de chien de garde. On a aussi urgemment besoin d’un réseau public d’information inspiré par des motifs autres que l’unité nationale anglo-canadienne hypocritement déguisée par le masque de la «diversité culturelle»

Denis Messier, Gatineau