PEINTURE SUR RUE

PEINTURE SUR RUE (Street Painting)
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À l’organisme chargé de l’organisation de l’évènement « Nuit Blanche sur Tableau Noir »,
En référence à cette page : http://www.tableaunoir.com/home.php

Pouvez-vous svp réfléchir à la « place de l’anglais » dans CHAQUE nouvelle activité qui s’amène au Québec?

À CHAQUE fois qu’un nouveau truc arrive de l’étranger, les instances spécialisées d’ici semblent incapables de voir à s’approprier la chose. Comme si c’était figé dans le roc que cette activité serait « cool » seulement si elle garde son nom d’origine, souvent anglophone vu la masse critique de nos créatifs voisins du sud.

Ça a pris des années avant de dire Planche à neige et j’entends encore des petits Québécois francophones dire (la mâchoire un peu défoncée) Snowboard.

Vrai que c’est plus court. Il faut alors être imaginatif. Le loooong courrier électronique est devenu sur super simple courriel ! Inventif et ingénieux, surtout, « pop » et utile !

Je sais je sais. Un peu conservateur, comme tout bon humain, y’a le SUPER-PERDANT-ET-ENNUYANT argument que « ça sonne bizzarrrre »

Bein oui pauvres petits enfants! Ça sonne bizarre. Et après deux ou trois fois, si bien traduit, adapté et remanié, la version française ne sonne plus bizarre. On se l’est appropriée. Évolution.

Alors l’extrémiste con de la langue française qui vous écrit ici aime bien faire de la LONGUEPLANCHE, pas longboard, sur le bitume de l’avenue Mont-Royal. Mon t-shirt est en fait un gaminet, et je sais, ce n’est pas facile au début, ça sonne drôle en tabarnouche. Mais au moins, y’a un peu de conviction. Et on y trouve la base de ce qui compose un peuple et une nation : notre langue commune, bien à nous, qui évolue et nous mène à demain.

Comprenez-vous que vous faites partie du processus ? Vous n’êtes pas de simples spectateurs, mes chers paresseux de la langue ! Vous êtes des acteurs, désolé. Et, selon les spécialisations, des acteurs principaux je devrais même dire. Vous êtes des spécialistes dans l’organisation d’évènements de peinture sur rue. Alors pouvez-vous me dire POURQUOI j’aperçois un communiqué de presse passer et que je devrais accepter que de peinturer de l’asphalte et une avenue à Montréal, ça s’appelle du STREET PAINTING ?

Fridgidaire vs réfrigirateur, c’est un truc. Y’a le propos du nom propre qui embarque. Mais STREET PAINTING c’est pas une marque ou un nom propre, c’est deux stupides mots anglais collés ensemble. Faites quelque chose.

Merci de bien vouloir me répondre et de proposer des idées originales pour ce sport nocturne artistiquement éclaté : la peinture sur rue.

Une super thématique pour l’an prochain : « J’aime ma langue ».

On y dessinera le logo des Rolling Stones 🙂

Duane Boisclair