LETTRE À MADAME MAROIS

Madame Marois,

Lorsque vous que vous vous excusez de porter le coquelicot avec la fleur de lys ou encore que votre seconde langue est moins bonne, croyez-vous sincèrement que cela aide le Québec? S.V.P., assumez vos décisions et expliquez-les. Est-ce que les politiciens anglophones s’excusent de ne pas parler français? Si le gouvernement fédéral est capable de nommer des unilingues anglophones pour le Québec, je ne vois pas pourquoi vous devriez vivre dans la honte.

Ici, en Outaouais, beaucoup trop de gens ont un esprit de colonisé. Les chauffeurs d’autobus anglophones à Ottawa ne parlent pas français, alors que ceux du côté québécois répondent en anglais aux nombreux anglophones ontariens qui envahissent l’Outaouais. Je prends l’autobus chaque jour. J’entends beaucoup parler anglais et bien d’autres langues, le français est en fort déclin en Outaouais, c’est très préoccupant.

Un nombre très important de ces anglophones ont des plaques d’immatriculation automobile de l’Ontario bien qu’ils résident au Québec. C’est un dossier important pour l’Outaouais que pilote Impératif français depuis des années. Il faut que les anglophones qui profitent du prix des loyers moins élevé en Outaouais qu’en Ontario paient au moins leur part. L’ex gouvernement avait déclaré par l’entremise de Norm MacMillan que son gouvernement ne voulait pas faire de « chasses aux sorcières ». Belle attitude! Déjà, il y a certains commerces qui fonctionnent uniquement en anglais. Cela fait deux mois de suite que je reçois la circulaire de THE BRICK en anglais.

Pourtant, ces anglophones demeurent du côté québécois. J’en compte plusieurs dans les stationnements des immeubles avoisinants. Ça aussi c’est de la corruption, leurs adresses officielles est en Ontario, ils payent leurs impôts en Ontario et vivent en anglais au Québec. Pour contrer l’évasion fiscale, il suffirait d’exiger des locateurs que tous les noms de toutes les personnes majeures qui habitent l’appartement soient inscrits sur le reçu annuel de l’impôt foncier. D’exiger des locateurs que tous les résidants des appartements fournissent une preuve d’immatriculation québécoise, le même délai qu’exige la RAAQ.

Si on ne peut pas rendre les gens de l’Outaouais plus fiers de leur appartenance, on peut certainement donner un signal aux anglophones qui vivent en Outaouais à nos dépens. Être fiers de qui nous sommes, ça veut dire aussi de ne pas se laisser manger la laine sur le dos.

J’espère que votre gouvernement agira dans ce dossier.

Merci beaucoup,

Claude Robillard