LE REFUS DE PARLER FRANÇAIS!

Merci à Impératif français et à son président Jean Paul Perreault pour cet article http://www.imperatif-francais.org/bienvenu/articles/2012/cohesion-sociale.html!

J’ajouterai – si vous me le permettez – que le Québec n’est pas  une « quelconque » province du Canada pour qui l’ignorerait encore.

Retenons simplement que cette province est la « pierre-angulaire-du-français-encore-parlé-en-Amérique ».

Pour quiconque de ne pas admettre ce passé, d’habiter ici sans jamais l’avoir su ou compris; pour quiconque désirer venir s’y établir, feignant d’ignorer que le français est la langue officielle du Québec en droit – c’est quant à moi, faire preuve de grand mépris envers les gens qui les accueillent.

Je suis fière héritière du colon Couillard, premier dans l’ordre à venir s’établir dans la colonie française d’alors. Oublier ce passé équivaudrait à renier mon passé, mes racines, cesser d’exister, pour tout dire…

J’ai eu le privilège de grandir dans une région (l’ Outaouais) entourée d’anglophones. C’est un plus je pense que de pouvoir s’exprimer dans plusieurs langues bien que n’excluant en rien le fait que ma province est francophone ainsi que lui confère la Charte québécoise de la langue française. Et nonobstant tous les Gendron de la terre, l’Office québécois de la langue française (OQLF) doit faire en sorte que soit respecté le français sur tout le territoire du Québec.

Notre bon premier ministre Charest ainsi que sa ministre de l’Éducation, sont d’avis, verraient d’un bon œil, que l’anglais puisse/doive être enseigné dès le primaire. Faudrait-il y voir, y comprendre, qu’il n’est pas loin le temps quand tous nos petits bouts de choux seront tenus de parler anglais avec leurs petits amis de la garderie?

La plupart des enfants de la région – force nous est de le constater – apprennent l’anglais très facilement et dans la rue bien souvent. Ils auront tout le temps d’approfondir leurs connaissances de l’autre langue quand ils auront suffisamment maîtrisé leur langue maternelle pour ne pas

tout mélanger dans un « franglais » plus qu’agaçant.  

Jean-Paul Perreault, vous n’avez pas fini de dénoncer, tant le problème d’anglicisation est galopant autant que navrant au Québec, à Montréal tout particulièrement.

Lucie Dumouchel
Gatineau (Québec)