LE FRANÇAIS EN DIFFICULTÉ EN FLANDRE

Le français dans une « situation délicate » en Flandre, selon une association

BRUXELLES, 11 déc 2012 (AFP) – 11.12.2012 16:01 Le français est « dans une situation très délicate » en Flandre, a déploré mardi une association francophone dans la région néerlandophone de Belgique, après la signature d’un accord de coopération entre les deux communautés linguistiques du royaume.

Les gouvernements de la Flandre (nord) et de la Communauté française de Belgique (qui représente les francophones de Wallonie et de Bruxelles) ont conclu la semaine dernière, après 30 années de discussions, un accord de coopération culturelle.

Celui-ci prévoit d’accroître les échanges d’expériences entre les acteurs culturels des deux communautés belges, qui vivent souvent dans des sphères très éloignées.

Mais l’accord n’a été possible que parce qu’il exclut que les autorités francophones puissent financer des activités culturelles en Flandre, où vivent quelque 300.000 francophones, au nom du respect du « principe de territorialité » cher aux responsables flamands.

« En cédant aux Flamands sur ce principe, la Communauté française oublie près de 10% des francophones de Belgique, ce qui rend très délicate la situation de la culture française en Flandre », a réagi mardi Edgard Fonck, président de l’Association pour la Promotion de la Francophonie en Flandre (APFF).

« Les francophones de Flandre sont les grands perdants de cet accord et dépendront à l’avenir de l’arbitraire des autorités flamandes pour obtenir des subsides », a déploré M. Fonck, interrogé par l’AFP.

Le gouvernement régional flamand ne soutient pas les associations culturelles francophones sur son territoire, tout en refusant l’intervention financière des autorités francophones belges.

La ministre francophone de la Culture, Fadila Laanan, a salué la signature de l’accord même s’il ne satisfaisait pas totalement les demandes des francophones de Flandre. Elle a dit espérer que cet accord puisse évoluer, mais son homologue flamande, Joke Schauvliege, a exclu de toucher « au principe de territorialité ».

© 2012 AFP