LA PRESSE ASSASSINE

Quelques jours avant les élections, je distribuais des tracts dans mon quartier, à Gatineau. Soudain, un jeune homme sort de sa maison et me crie: «You, fucking separatist. You are a traitor. Why don’t you go away and live somewhere else? This is Canada. I should call the police and have you arrested.» Je n’avais pas entendu une telle manifestation d’agressivité depuis des années. L’homme était très agité. Ayant avant tout le souci de préserver la bonne réputation de mon parti politique, je continuai mon chemin.

Concentré que j’étais sur la campagne électorale au Québec, je n’avais pas pris le temps, depuis un mois, de consulter les médias du Canada anglais. Mais l’incident me mit la puce à l’oreille. Je tombai sur deux articles: «Slim pickings for Quebec voters», publié par l’Ottawa Sun, propriété de Québecor, et «Quebec’s choice: experience, experiment – and disaster», un éditorial du Globe and Mail

Selon le Sun, journal de la capitale d’un pays qui ne cesse de se congratuler pour ses grandes vertus démocratiques, le PQ de Pauline Marois signifie violation des droits des anglophones, intolérance religieuse, stigmatisation des minorités visibles, fascisme et xénophobie. Dans cet ordre exactement. Lisez vous-mêmes, je n’invente rien.

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Bernard Desgagné
Gatineau