LA LANGUE (ÉTERNELLEMENT) FOURCHUE (DE GESCA)

Bonjour monsieur Marc Cassivi,

chroniqueur à La Presse (of Mount Treal),

Réf. : http://www.lapresse.ca/debats/chroniques/marc-cassivi/201206/16/01-4535656-la-langue-dariane.php
(ressaisi chez Vigile : http://www.vigile.net/La-langue-d-Ariane)

Je suis consternée de constater, une fois de plus, que vous ne comprenez rien à la question linguistique dans le cadre québécois.

Vous confondez tout. Tout le temps.
D’une intervention à l’autre. Immanquablement.

Reste à savoir si le vous faites sciemment, pour vous rendre agréable aux « maîtres » du journal où vous ‘plumez’, par exemple, ou tout bêtement (sans vouloir vous insulter) par indigence intellectuelle (au plan contenu ou au plan compréhension/argumentation. Voire les deux).

Incompétence ou malhonnêteté intellectuelle, quoi.
Remarquez que l’une de ces qualités n’exclut pas l’autre d’office.
Bien au contraire : celles-ci s’appellent. Et avec empressement qui plus est.

Alors permettez-moi de vous proposer la lecture de ce court texte, qui en dit beaucoup en peu de phrases (ça vous fera un « fond(s) », en quelque sorte) : http://www.vigile.net/Les-Bilinguistes-Grands-sorciers

Décidément, les journaux de Gesca – en pleine démocratie ! (pour ce qu’il en reste, il est vrai, avec les régimes à la fois autoritaires et profondément corrompus auxquels nous sommes soumis depuis quelque dix ans) – c’est de la propagande à perpétuité.

Y compris par le truchement des plus obscurs chroniqueurs.
Nonobstant que, parfois, ils se disent… indépendantistes !

15,000 ans d’homo sapiens sapiens (de mensonge, de travestissement des faits, d’endoctrinement… aussi, hélas) pour en arriver là.

C’est à crier sinon à écumer de colère.

Or la frustration tout azimut (vis-à-vis du politique, du social, de l’économie… du linguistique également) s’amplifie à telle enseigne que je crains de plus en plus en plus la violence.

Généralisée.

Comme s’il s’agissait désormais de la seule voie d’issue. C’est-à-dire : la fuite en avant. Ce que au reste, il faut bien le dire, semblent souhaiter nos gouvernements autoritaires : provoquer la violence pour mieux cautionner la leur.

Sommes-nous donc, à grande échelle, en voie de reproduire les années Trente…?

Et la malhonnêteté intellectuelle des grands médias (les André Pratte et autres Alain Dubuc, sinon les Marc Cassivi, à la clé; et c’est vous qui parlez de « fanatisme » !!! On croit rêver) y contribuent pour une très – très – large part.

Quel extraordinaire aveuglement.

Mais on est dans son confort, n’est-ce pas, monsieur le chroniqueur.
Puisque le fanatique, bien sûr, c’est toujours l’« Autre ».

C’est-à-dire celui qui – Ô horreur ! – ne partage pas mon fanatisme.

Hélène Pisier,
citoyenne du Québec
19 Juin 2012