DES AFFICHES INDIGNES

Depuis 5 ans que je réside au Québec, j ’ai du mal à m’y faire : les enseignes annoncent « manicure » Boulevard Curé-Labelle et autres « poissonerie » Boulevard Samson, notamment à Laval où j’habite… Non seulement les commerces s’affichent avec des erreurs en français, mais les services mêmes de la Ville n’y échappent pas : comment les camions de la voirie peuvent-ils inscrire à l’arrière : attention, ce véhicule « arrête » souvent ( l’usage de ce verbe est transitif, comme arrêter quelqu’un, sinon il faut l’utiliser à sa forme pronominale, comme vous le savez—encore une forme fautive nous provenant de l’anglais ). Quand les cantonniers s’activent dans la rue, comment signalisent-ils leur présence ? « trotoir barré  » 100e avenue…

Bref, je préfère arrêter la liste ici, par crainte de vous lasser. Comment continuerons-nous à promouvoir le français à l’école, si aussitôt dehors, nos jeunes sont confrontés à des affiches indignes de notre langue ?

Germaine MOYAL