UNILINGUISME AU QUÉBEC?

Le problème du français au Québec, et évidement spécialement à Montréal, est que le français est pratiquement inutile, et l’anglais, est pratiquement nécessaire pour tout le monde, mais spécialement chez les immigrants.

Tous les immigrants, presque sans exceptions, qui connaissent le français et non l’anglais en arrivant ici à Montréal, ont toute une surprise en arrivant. Ils s’aperçoivent instantanément que tout le monde, francophones de souche inclus, s’attend à ce qu’ils parlent l’anglais. Tout le monde s’adresse à eux en anglais, tout se passe en anglais. 

Ces nouveaux arrivants comprennent instantanément qu’ils doivent apprendre l’anglais en catastrophe; et ils le font.

J’ai vu ça des dizaines et des dizaines de fois. Des Russes, des Vietnamiens, même des Français de France; du beau monde, des gens cultivés, éduqués; totalement pris au dépourvu ici à Montréal, et s’ajuster très rapidement. Chez les ouvriers, c’est la même chose.  C’est peut-être encore pire.

Au Québec, fondamentalement, dans la tête des gens, un immigrant, ça parle anglais. Et, un immigrant qui ne parle pas anglais, c’est comme un instrument de musique qui fausse. Ça grinche.  Outch!

Les institutions sont unilingues au Québec? Ah, oui! C’est vrai, mais pas dans le sens qu’on le pense en général. Toutes les institutions au Québec, absolument toutes les institutions, sauf à ma connaissance Hydro-Québec, sont unilingues francophones ou anglophones.

Au gouvernement du Québec, dans toutes les institutions gouvernementales, dans les caisses populaires, les magasins, les entreprises de services, tout;  le parlé,  l’écrit,  les factures, les dossiers, les formulaires, tout, devient unilingue anglais pour toujours d’un seul clic ou en pesant une fois sur un bouton. 

Clic, et le français disparaissent complètement et pour toujours. Bye Bye.

Institutions unilingues au Québec! Oui, c’est ça.

Le Code civil du Québec est bilingue 50/50. Je ne pense pas qu’il y ait des copies unilingues françaises.  Que voulez-vous de plus que ça? 

Et, les raisons sociales. Les marques de commerce…

Je viens de recevoir hier un courriel du garçon d’un de mes amis d’enfance. Le petit gars à 30 ans. Il veut que je l’aide dans une affaire qu’il pense démarrer. Collège Notre-Dame, HEC, et UQAM, je ne me souviens pas où il a fait son primaire. Il termine son courriel avec ses coordonnées :

Analyst in Administration

Un autre enfant que je connais. Il a une compagnie d’ordinateur :  JJ Technology’s

C’est notre relève ces gens-là.

Des solutions? Oui, il y en a. Mais ça ne sera pas facile. Il faut réinstaurer le nationalisme québécois francophone dans la population. Il faut sensibiliser les gens à la très haute importance de l’effort de chaque individu de garder le français vivant sur le territoire.  L’effort de chaque individu doit être constant et à chaque minute de chaque jour.

Méchante commande, n’est pas?

Il faut aussi enlever l’anglais de toutes les institutions,  de l’affichage,  des raisons sociales et marques de commerce, etc.

Ça prend de l’unilinguisme francophone institutionnel mur à mur.   Exceptionnellement, quand le client le demande, il pourra recevoir du bilinguisme avec prédominance du français. Mais le client doit faire la demande à chaque fois, parce qu’il y a retour automatique à l’unilinguisme français.

Le compte de Bell de tout citoyen du Québec doit être unilingue français. Si le client en fait la demande, il peut recevoir un compte bilingue avec prédominance du français pour quelques mois,  mais il y a automatiquement retour à l’unilinguisme français.  Pour recevoir son compte bilingue,  le client doit faire une autre demande,  etc.

Ce principe doit s’appliquer à absolument tout au Québec.  Absolument tout.

Méchante commande, n’est pas?

Au plaisir mes amis…

Jacques Lafond