UNE LANGUE À FÊTER LE 24 JUIN

Les Québécois ont la langue partout, sauf dans leur poche. Alors, elle se fera chaude et festive lors de notre Fête nationale, puisqu’elle sera chantée aux quatre coins du Québec.

Notre langue, il nous faut la garder au chaud, au creux d’une salive qui fermente les mots si chers de son appartenance. Car la langue de ce peuple lui revient, c’est là son moindre défaut et c’est bien la moindre chose. Et comme elle est de résonance française cette langue, elle provoque parfois autour de nous bien des remous et ça se comprend. Une minorité francophone qui lève bien haut le bouclier de sa fierté dans l’océan anglophone de l’Amérique du Nord, cela fait bizarre et, pour certains, cela fait folklorique.

Pourtant, cette langue n’est pas un virus. Elle est plutôt comme un bon fruit qu’il faut faire goûter aux autres races qui nous entourent. Cette langue a trop bien parlé, a trop bien aimé et a trop bien chanté pour qu’on se la fasse arracher par qui que ce soit. Et si elle perdure depuis si longtemps, c’est bien la preuve qu’elle ne s’est pas encore laissée «enfirouaper».

Donnons-lui tout le mérite qui lui revient et la reconnaissance légitime à laquelle elle a droit, chez nous. Sinon, c’est bien simple, il ne restera plus qu’à donner sa langue au chat. Bonne Fête nationale du Québec à tous.

Yvan Giguère
Fondateur de la Journée de l’Hymne au printemps
et du Concours national de paroliers
Saguenay (Québec)
www.paroliers.qc.ca