LETTRE À L’OQLF

Madame Louise Marchand
Présidente
Office québécois de la langue française.

Madame Marchand,

J’aurai bien compris que vous n’avez pas un travail de tout repos.  Protéger la langue française au Québec,  tout en gardant une harmonie ou la paix sociale, tout un travail qui vous oblige à marcher sur des œufs continuellement. Pas évident!

J’ai toujours eu comme principe que le respect, ça se gagne. Je pense, donc, que si les francophones du Québec méritaient d’être respectés par les anglophones et les allophones, il n’y aurait pas de menaces à la langue française aujourd’hui, et votre travail ne serait donc pas nécessaire.

Malheureusement, ce n’est pas le cas.

J’ai été sidéré dernièrement de vous entendre donner en exemple de conformité aux exigences du Québec  des sociétés comme : Farine Five Roses et Lunetterie New Look.

Je suis bien prêt à vous croire que ces marques de commerce sont conformes, mais de là à les citer comme exemples de conformité et d’exemples à suivre, il y a quant à moi, toute une marge.

Quant à moi, ces sociétés sont absolument minimalistes dans leur conformité, et ces sociétés ouvrent toute grande la porte à d’autres sociétés existantes, ou à venir, avec leurs gros noms anglophones accompagnés d’une minuscule description française écrite 5 fois plus petite;  ou pas écrite du tout !

Pourquoi, Madame Marchand,  quand vous parlez d’exemples à suivre, vous ne citez pas des sociétés comme :

Bureau en gros  (Staples)
La Source  (The Source)
Dormez-vous (Sleep Country Canada)

Pourquoi?

Est-ce une question d’œufs, Madame ?

Jacques Lafond