FRANÇOIS LEGAULT : UN LENDEMAIN QUI NE CHANTE PAS

Les Québécois attendaient-ils vraiment quelque chose? Toujours est-il que le mariage a eu lieu sans que l’on soit plus avancé. On le sait, le Québec voudrait bien qu’on lui donne l’indépendance, mais  sans que rien ne change et surtout sans même prononcer le mot! M. Legault, en maître opportuniste, l’a compris et c’est pourquoi il feint que l’on puisse se donner congé à soi-même pour dix ans.  Peut-on mettre de côté les questions constitutionnelles sous prétexte qu’elles  ont échoué? C’est oublier que le régime en place existe, s’applique et que ce refus de l’affronter équivaut à l’acceptation et à la progression pure et simple du « fédéralisme ».  Ce terme de « chicanes  entre Québécois », auxquelles on serait maître de renoncer,  est une désignation réductrice qui démontre l’incompréhension et l’incapacité face à la question nationale. Que l’on puisse faire table rase de ce qui fait le fondement et la structure historique du Québec , de notre définition et de notre destin est une tromperie et une impossibilité.

L’avenir auguré par François Legault ne chante pas. Plus d’idéal, plus d’horizon, tout juste du « management », des  choix de gestion, des déplacements administratifs. Il faut bien se l’avouer,  jamais changement  n’aura moins promis. Des procédés managériaux ne sont pas des idées. En fait de changement, la Coalition pour l’avenir du Québec ne propose rien de plus que ce que tous les gouvernements proposent depuis vingt ans, – et en plus réduit: de l’économie, rien que de l’économie.

Hubert Larocque, Gatineau.