BELL : LE LANÇAIS UNE LANGUE INFÉRIEURE

Impératif français
A/S M. Jean-Paul Perreault, président
C.P. 449, succ. Aylmer
Gatineau (Québec) J9H 5E7

« La nouvelle politique de bilinguisme de Bell : le français une langue inférieure »

Il y a un mois, je reçois un message de la compagnie de téléphone Bell m’indiquant que l’on effectue des modifications à mon système de répondeur et de prise d’appels.

À ma stupéfaction, lorsque je retrouve mon système d’appel de message, il a été modifié. Désormais, le message est bilingue; anglais d’abord, français en second.

Et commence la longue kyrielle d’appels ainsi que les attentes incessantes pour parler à un être humain. J’explique le problème à deux personnes différentes qui se disent très surprises de cette erreur et que tout redeviendra comme avant, soit un message en français. À chaque fois, on me donne un délai pour rétablir la situation. Rien n’y fait; c’est le même problème.

Enfin, je parle à un technicien qui m’annonce que ce n’est pas une erreur, mais que c’est la nouvelle politique de bilinguisme de Bell. Je critique, je proteste, j’exige que mon service revienne à ce qu’il était avant les changements; il n’y a rien à faire! C’est comme ça. Je demande à parler à la personne responsable pour exiger des explications et pour me faire respecter.

On me dit qu’il faut parler à la superviseure soit Mme Frederico Carmelina. Je demande à lui parler. Évidemment, on me dit qu’elle n’est pas disponible et qu’elle me rappellera dans les 48 heures. Je demande qu’on me laisse un message et un numéro de téléphone où la rejoindre si je suis absent. Ça fait près de 3 semaines et j’attends encore.

J’ai l’impression de revivre une situation que je croyais résolue il y a longtemps. Il y a 40 ans, je travaillais dans un secteur du Québec où les téléphonistes de Bell répondaient de Pembroke en Ontario. J’avais déjà attendu ½ heure pour un service en français et les téléphonistes nous disaient : « Parlez anglais! Nous savons que vous êtes bilingue » et après ½ heure d’attente, on raccrochait sans service. J’ai l’impression de retourner 40 ans en arrière.

Dans cette situation, Bell fait une fois de plus, preuve d’un mépris humiliant pour la langue française, d’une arrogance égale à ce mépris. Cette situation est intolérable et en attendant de choisir une autre compagnie, il faut absolument agir et se tenir debout devant cette injustice flagrante.

Vous croyez que la nouvelle « politique linguistique » de Bell s’applique hors Québec? Croyez-vous sincèrement que les clients anglophones d’Ottawa reçoivent désormais leur message en français d’abord et en anglais ensuite? Il n’y a pas de crainte de ce côté puisque Bell a décidé d’offrir un service de qualité à la culture supérieure L’ANGLAIS.

Voici la liste de noms des personnes à qui j’ai parlé chez Bell :

1)      Mamadou
2)      Alexandra
3)      Louise
4)      M. Neault
5)      Bossé
6)      Frederico Carmelina, superviseure (à qui j’ai presque parlé).

Sincèrement vôtre,

Marcel Lahaie