1837 : LA VIOLENCE BRITANNIQUE

En 1837, l’armée britannique a déclenché la violence

Le 23 novembre 1837, le colonel Gore de l’armée britannique, à la tête de 300 soldats, déclenche les hostilités contre les Patriotes en attaquant le village de Saint-Denis. Ce ne sont donc pas les Patriotes qui se sont rebellés contre les Anglais. Quand on parle de rébellion des Patriotes, c’est un mot que le colonisateur anglais a imposé. Dans toutes les colonies de tous les empires coloniaux, les colonisateurs poussent à bout les colonisés et si ceux-ci se révoltent, on les accuse de rébellion et on les écrase. C’est une vieille tactique bien connue.

Mais ce n’est pas le cas des Patriotes. Le Doric Club voulait en découdre avec les Fils de la liberté. Les escarmouches entre les deux groupes ne justifiaient aucunement l’accusation de rébellion adressée aux francophones. Et pourquoi les Britanniques ont-ils attaqué en pleine nuit sans déclaration de guerre ou autre avertissement? Parce qu’ils avaient été échaudés par la guerre d’indépendance américaine et qu’ils étaient aux prises avec les révoltes légitimes des Irlandais.

La répression anglaise contre une population francophone non armée va être cruelle. Les Volonteers qui se joignent à l’armée vont s’en donner à coeur joie contre ces francophones tellement détestés. Au Québec, on récolte le Rapport Durham et l’Union forcée avec le Haut Canada; en Irlande, la famine, provoquée par les Anglais, va faire un million de morts. C’est ainsi que la belle-mère patrie traitait ses enfants chéris.

Pour les lecteurs qui ne me croient, je leur recommande la lecture de Rébellion, le soulèvement patriote de 1837 au Bas-Canada de Joseph Schull qui a l’avantage de dire la vérité sans être francophone ou Québécois. Je pourrais donner d’autre références d’historiens anglais à ceux qui sont intéressés.

Qu’on se mette bien dans la tête que le Mouvement des Patriotes n’était pas une rébellion, mais une réclamation démocratique de gouvernement responsable suivi de la gifle des Résolutions Russel et de la répression sanglante de l’armée britannique.

Normand Rousseau, auteur de L’histoire criminelle des Anglo-Saxons, éditions Louise Courteau
Gatineau (Québec)