UNILINGUISME ANGLAIS FANFARON

Cette lettre ouverte a été expédiée voilà quelques semaines par son auteur au Bulletin d’Aylmer qui ne l’a toujoura pas publiée! À sa demande, nous la publions.

UNILINGUISME ANGLAIS FANFARON

Faut le faire! Rejeter et blâmer la responsabilité de l’unilinguisme béat de certains anglophones sur les francophones, c’est faire de l’agresseur culturel la victime. Ridicule!

La semaine passée, la lettre ouverte de M. Ghislain Otis, rédigée elle-même en anglais, s’apitoyait sur le pauvre sort des pauvres petits unilingues anglais qui le seraient non pas à cause d’eux, mais à cause des francophones! Ouf, c’est fort d’hypocrisie!!! « Si je ne parle pas français, ce n’est pas de ma faute, c’est celle des francophones qui me parlent en anglais. » Faut le faire!

Cessez vos arrogants « In English please », vos fausses excuses que l’on entend depuis de nombreuses années du genre « I’m sorry I dont speak French » et apprenez le français et parlez-le.

Nous sommes huit millions au Québec à l’avoir appris incluant un grand nombre d’immigrants. Alors, les anglophones, cessez vos excuses, vos mensonges, vos « Yes but… » et apprenez-le.

C’est facile. Écoutez les stations de télévision et de radio en français, lisez les journaux et les revues en français, allez voir nos artistes, suivez des cours de français, envoyez vos enfants dans les écoles françaises, parlez français… Cessez de tout « défranciser » et de vous enfermer dans la culture américaine. Il y a d’autres réalités plus riches, moins violentes, dont la nôtre, que nous vous invitons à découvrir, aimer et partager!

Les chercheurs devraient étudier ce phénomène répandu mondialement, mais encore plus ici : l’agression linguistique et culturelle anglo-saxonne qui impose sa langue sans aucun ou bien peu de respect pour les autres langues et cultures; sans aucun respect, par exemple ici au Québec, pour notre environnement culturel et linguistique. Vous les entendez ne faire aucun effort dans les boutiques, les commerces ou ailleurs en public imposer leur « English » sans aucun égard. Écoutez autour de vous et vous verrez. Ils sont nombreux!  Pour eux, tout leur est dû « In English! »

Des thérapies et des psychanalyses collectives pourraient aider ces Anglo-saxons à se libérer de ce sentiment de supériorité qui en fait cache un mépris pour ce qui n’est pas anglais!

Pierre Godin
Aylmer