UN EX-CLIENT : LE « NEKTAR » CAFÉ (LANGUE ET SERVICE)

Un ex-client s’adresse à « Le Nektar » Café (Langue et Service)

LE « NEKTAR » CAFÉ (LANGUE ET SERVICE)
www.lenektar.com/

info@lenektar.com

Bonjour, M. (Mme ?) C. Ioan,

Je suis un grand amateur de café. D’excellents cafés. Cela dit, bien modestement.

C’est la raison d’ailleurs pour laquelle je ne fréquente pas les établissements qui se contentent d’un produit médiocre. Et – des Subway à Saint-Hubert Barbecue – ils sont légion.

Or il ne revient pas à un commerçant de dire à ses clients ce qu’il convient de boire, et comment. C’est comme si un restaurateur refusait, sinon à contre-coeur (au gré des préférences de ladite clientèle), d’offrir les condiments susceptibles d’accompagner ses « excellents » (réels ou présumés) plats.

Je crois que ce n’est pas là savoir-faire, raffinement, bon goût ou grand professionnalisme. C’est, au contraire, carrément faire preuve d’une extrême arrogance.

Aussi, libre à Le Nektar, de faire comme elle l’entend. Et tant pis si elle ne se rend pas compte de son errance… idéologique. Ainsi que de la condescendance que ce faisant elle entretient à l’égard de sa clientèle.

Libre à Le Nektar, également, d’embaucher du personnel suffisant sinon rébarbatif, ainsi que de nier notre langue et notre culture françaises.

Mais peut-être un jour réaliserez-vous, M. (Mme ?) C. Ioan, que ces manières ont un prix.

D’ici là, je m’offrirai mon double allongé quotidien (et comme je désire le boire) – c’est pour moi un « besoin » sinon un rituel – ailleurs.

C’est seulement quelque mille dollars (1000.00 $) annuellement de perdus pour vous, après tout. Sans compter les accompagnements (et/ou les récidives) d’occasion.

Mais c’est votre choix.

Vous n’êtes pas tenu(e ?) de donner suite à mes « recommandations », certes. En revanche, c’est bien connu, le client a toujours raison. C’est pourquoi le contenu de son portefeuille s’ouvre vers des mains que lui seul choisit.

Bonne chance, tout de même, à votre entreprise.

Adieu madame. Ou monsieur.

Marcelin Gélinas,
Québec, mercredi le 22 septembre 2010

PS : Je constate que vous n’avez pas rectifié le mauvais français en http://lenektar.com/contact.html dont je vous ai entretenu préalablement. Décidément, avec des manières semblables (arrogance au carré sinon au cube ?), je doute que vous parveniez à marquer un grand succès avec vos idées et vos méthodes. Sincèrement, je crois que vous faites fausse route. L’excellence et la qualité, j’en suis. Et avec empressement ! Là-dessus, nous nous rejoignons. Très certainement. Mais pour le reste, il faut espérer pour Le Nektar (faute d’être attenti[t /ve] aux observations de vos clients) que les années vous apprendront plus d’humilité et de respect à l’égard des gens qui font, ou qui auraient pu faire, tourner votre commerce.

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From: Le Nektar [info@lenektar.com]Sent: 20/9/2010 2:17:53 PM
To: m.gelinas@moncanoe.com
Subject: Re: Un ex-client s’adresse à Nektar

Bonjour M. Gélinas,

Premièrement, merci d’avoir pris la plume, nous saluons toujours l’initiative du commentaire, malgré les insultes qui peuvent s’y glisser de temps à autre.

Ceci étant dit, laissez-moi vous expliquer en quoi consiste la mission de notre établissement.

Nos cafés sont des importations privées, provenant des meilleurs torréfacteurs. Au-delà de la caféine lactée, nous valorisons la découverte et le développement de tout le potentiel humain et agricole caractéristique de cet univers encore méconnu : la caféiculture. L’objectif est d’y retrouver une richesse et une diversité mettant en valeur les différents terroirs du monde. Vous comprendrez alors que les additifs tels le lait, la crème, le miel, le caramel, et j’en passe, ne représentent pas une valeur ajoutée mais bien un obstacle à cette mission. Nous l’offrons tout de même sur demande, dans une sélection minimale.

Il semble donc que vous ne fassiez tout simplement pas partie de la clientèle ciblée. Heureusement pour vous, comme vous le dites, d’autres cafés abondent dans le quartier et vous y trouverez surement votre place. La crème y coule à flots et leur choix musical correspondra peut-être mieux à vos goûts. De notre côté, nous poursuivrons nos objectifs, encouragés par une magnifique clientèle qui nous confirme nos orientations et notre approche dans un contexte où il faut bien le dire, nous aurions très bien pu opter pour une franchise générique et un produit de masse.

Sincèrement,

C. Ioan
Le Nektar
www.lenektar.com

418-977-9236

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2010/9/20 M. Gélinas <m.gelinas@moncanoe.com>

Bonjour,

Ce n’est pas avec une « hôtesse » psycho-rigide que vous allez attirer, puis fidéliser, la clientèle, gens de Nektar.

Commander un café bien précis, mais se faire faire des remontrances sur ce choix et puis se voir imposer autre chose, et plus cher,..! c’est une manière infaillible de perdre un client. Pour la vie. L' »événement » s’est déroulé dans la soirée du dimanche le 19 septembre.

Et puis ce quémandage de petites barquettes de crème (communément appelées « crémettes »), auquel il faut procéder comme client auprès du personnel, c’est d’un primaire indigne de ces lieux que pourtant vous présentez comme étant de qualité. Sinon pour « connaisseurs ».

Je suis grand amateur de café, et je réside à proximité de votre établissement depuis peu. Or si ce fut ma première visiste, je suis au regret de vous informer que ce sera également la dernière.

Heureusement, tout de même, que les emplacements où l’on peut savourer du bon café ne manquent pas dans le quartier (Brûlerie St-Roch, Café Starbucks, Van Houtte, Express Café…).

Heureusement pour moi.

Mais, hélas, dommage pour Nektar.

M. Gélinas,
Québec, lundi le 20 septembre 2010

PS : Deux suggestions constructives en complément. 1) En http://lenektar.com/contact.html, il faudrait plutôt lire : « Pour nous joindre » (et non : rejoindre, qui est un terme d’ordre « spatial »); 2) Il se parle près de 6000 langues sur la Planète, et au Québec, en particulier, on parle le français. Or votre choix musical est exclusivement anglophone. Voilà un autre aspect très pénible des lieux. À croire que la chanson québécoise et française est interdite, sinon taboue, chez vous. Dieu sait pourtant – de Félix à Brel, de Vigneault à Ferré, de Ferland, Léveillée, Lelièvre et autres Jacques Michel à Piaf, Ferrat, Brassens, Bécaud et Aznavour – qu’elle est l’une des plus extraordinaires de l’histoire mondiale de la chanson et de la musique… Or chez Nektar, il semble que ce soit Nothing but English. Édifiant. Et profondément triste.