OFFESTIVAL, POURQUOI?

M. Farre,
dfarre@offestival.com

Je viens de vous parler au téléphone concernant le site Web du Festival du film de l’Outaouais, www.offestival.com, que vous avez créé ou que vous avez initié.

Il est bien de votre part de faire la promotion des films français ou traduits en français auprès de la population de l’Outaouais qui a besoin d’un tel festival pour apprécier les films en français. Votre programmation est fameuse; ma conjointe et moi l’apprécions beaucoup et nous vous en sommes reconnaissants.

Dans la région de l’Outaouais, nous sommes envahis par les films anglais; un soir, ma conjointe et moi avons fait le tour des cinémas de la région sans en trouver un seul en français. Je veux donc vous remercier de votre aide.

Mais, par contre, l’impact de votre action de promotion, par l’appellation anglaise du site Web, devient diminué, une fois dilué. Il y a ainsi une contradiction entre une action et une autre. Pourquoi ce paradoxe? Selon des commentaires entendus, l’anglicisation du nom de ce site: OFF qui, d’après vous, est bien, le comparant à Offshore qui est aussi un terme anglais, égratigne le français au passage. Je veux donc vous signifier ma désapprobation.

Les Français, au nombre de plus de 60 millions d’habitants, devraient être des promoteurs du français mais pas de l’anglais. Nous, avec notre minime 6 millions de francophones entourés de 300 millions d’anglophones, que pouvons-nous faire sans le support de la France et de ses habitants? Nous tentons, bien sûr, pour un certain nombre d’entre nous, de parler un français le mieux possible, même de rejeter plusieurs anglicismes qui font souffrir notre langue. Quand un mot français existe, chacun d’entre vous, Français, et d’entre nous, Québécois, devons le faire valoir, plutôt que d’utiliser son équivalent en anglais. En traduisant tel mot en anglais, nous pourrissons notre langue et en devenons les fossoyeurs.

Si vous êtes curieux, je pourrais vous lister beaucoup de mots de vocabulaire qui existent chez-nous et ailleurs dans les pays francophones que, peut-être que vous ne connaissez pas.

Mes salutations les plus distinguées,

Georges-Henri Huard B.Sc.A., M.G.P.
Consultant international
Gatineau, Québec