L’ANGLOMANIAQUE VALÉRIE PÉCRESSE

Élections régionales françaises : l’UMP, parti du président Sarkozy, met en tête de liste la très anglomaniaque Valérie Pécresse.

À l’attention des électeurs français pour les élections régionales, Mme Pécresse est donc tête de liste pour la région parisienne (l’île de France), ce qui n’aura échappé à personne puisque les médias font feu de tout bois pour l’imposer.

Mais ce qu’on sait peut-être moins, sauf dans les milieux francophiles, c’est que Mme Pécresse est, en plus d’une ambitieuse arriviste, une parfaite francophobe.

Malheureusement, cette dame a l’aval bien sûr de son parti, l’UMP, et du MEDEF un syndicat patronal français très majoritaire, qui forment une collusion de mêmes gens : cela pose donc un sérieux problème d’indépendance entre politique et intérêts privés, lorsqu’on sait que Mme Parisot, dirigeante du patronat français, le MEDEF, possède l’institut de sondages IFOP, dont elle a abandonné la direction à un autre dirigeant venu d’IPSOS, un institut de… sondage également, propre à contaminer les électeurs… et la valeur réelle d’un sondage n’est pas dans la prestation offerte, mais bien dans sa puissance à pénétrer les esprits les plus faibles…

Et cela n’aura jamais été si vrai depuis l’arrivée de Nicolas Sarkozy à la présidence française.

Ces deux entités ont en commun de faire leur promotion avec des devises en anglais ou des anglicismes (le célèbre « ready for the future » du MEDEF ou, pour le candidat malheureux de ces prochaines élections à l’investiture de son parti, M. Karoucthi et sa boisson « high energy » pour capter l’attention des « jeunes » qui, apparemment, ne connaissent pas la langue de leur pays, si nous en croyons l’UMP (http://olea-communication.typepad.fr/.a/6a00e5522960008834011168f16419970c-800wi))

Évidemment, on pourra me dire aussi que le Parti Socialiste se range derrière la bannière du PSE, pardon du ESP (european socialist party) au niveau européen, avec les travaillistes anglais qui sont plus proches de l’UMP que du PS français, mais Pécresse est celle qui a quand même dans l’idée de renforcer l’anglais et d’exclure le français des études supérieures à partir de la licence, déclaration qui lui a valu le prix de la carpette anglaise en 2008.

Cela est d’autant plus dangereux qu’elle est ministre de l’Enseignement supérieur de la recherche. On voit donc ce qu’elle ferait de la région parisienne, déjà touchée par l’anglomanie décérébrée qui n’a plus grand-chose à voir avec l’apprentissage des langues étrangères, mais est une manifestation du néo-colonialisme linguistique (au travers notamment des enseignes et publicités et des tentatives d’imposer l’anglais en langue de travail sur le sol français dans les entreprises, comme c’est le cas dans certains…laboratoires de recherche vraisemblablement copains de Mme Pécresse).

Bref, la langue française ne reconnaît aucun parti, mais sait reconnaître ses serviteurs.

En précisant la nature de Valérie Pécresse, on ne peut donc que constater qu’une telle personne serait nocive à la région parisienne et que la défense de la langue française se retrouve dans plusieurs partis, qu’on soit d’accord ou pas avec leurs propositions, que ce soit le Parti de Gauche, le Parti Communiste ou le Front National. Quant aux vrais écologistes, ils savent également que la langue fait partie de l’environnement et, à titre d’exemple, le Québecois, dont la langue naturelle est le français, serait, dans une terminaison écologique, une « espèce endémique » du Québec qu’il convient donc de protéger, développer et pérenniser contre l’élément étranger que constitue la langue anglaise.

Cédric Audet
cedriclaudet@neuf.fr