SARKOZY, PROCHAIN CITRON OU COCO?

Nicolas Sarkozy, prochain Coco et Citron pour la politique générale de la France ?

Nicolas Sarkozy au chevet de lui-même. (lettre d’un citoyen français exaspéré par le clinquant VRP)

Vous l’aurez vraisemblablement remarqué, Nicolas Sarkozy (président des Français à l’issue d’un scrutin qui n’aura pas été brillant pour la démocratie française, tant le tout média aura franchi les limites de la légalité durant les élections en ne traitant pas les partis de la même manière) vient au secours du capitalisme pour le moraliser, à coups de grands gestes des bras, ce qui n’est pas sans rappeler un certain Mussolini (déjà, moraliser le capitalisme signifie avoir une complète méconnaissance dans l’organisation du système, fondé sur le principe de l’inégalité), à moins bien sûr qu’il ne s’agisse de détourner les esprits de la situation économique, sociale et culturelle française provoquée par ce sinistre bonimenteur (et les fossoyeurs qui l’ont précédé) qui, quelque temps avant cette «crise » mondiale, qu’on veut nous faire gober afin de nous tondre un peu plus, avait donné bien des cadeaux et privilèges, fiscaux ou en monnaies sonnantes et trébuchantes, à nos pauvres « grands » patrons, décidément bien à plaindre quand on voit le prix de l’or (ils devront sans doute se passer de reprendre deux fois du caviar au petit déjeuner).

Or, le constat est inquiétant pour la politique sarkozienne :

  • l’aide aux entreprises privées sans contrepartie linguistique.
  • l’anglicisation des entreprises publiques et leur privatisation (France Telecom (donc, l’appellation disparaîtra sans doute un jour pour devenir Orange, se faisant ainsi avaler par sa propre filiale avec l’argent des contribuables français…), La Poste, la SNCF…)
  • le parti anglicisant du petit Nicolas lui-même, armé de ministres qui ont pour point commun d’être tous à la botte du système anglo-saxon (aujourd’hui contesté largement par François Bayrou lui-même, président du Modem et ancien ministre comme Nicolas Sarkozy sous le gouvernement Balladur en 1993) et bien sûr, fondamentalement pour une autre logique que celle des partisans de la langue française, à savoir le remplacement de la langue française comme langue de création au profit de la langue anglaise (leurs professeurs de français ont dû être cruels envers eux pour qu’ils soient ainsi aujourd’hui !).
  • la dislocation de la société française avec des mesures prises à la va-vite et complètement irrationnelles, traduisant ainsi l’écroulement (final?) d’une civilisation pourtant reconnue jadis comme universelle.

Les débauches d’énergie du président de la barque France (paquebot sous De Gaulle, voilier sous Chirac) à se mettre constamment en scène au niveau national (il a battu, en à peine deux années de pouvoir, le record de présence à l’antenne et aux unes des journaux sans faire avancer quoi que ce soit) et international (à croire qu’il apprend la « brasse-coulée » : le fameux « couac » Québecois) rappellent que le danger vient bien du nombrilisme français dans la francophonie et ses actions pour la langue française, constamment en porte-à-faux avec celles répandues au niveau européen, qui consacrent l’effacement de la langue française en vingt ans au profit de l’anglais, la réduisant presque au même niveau que l’allemand dans la disponibilité des textes (voir le numéro actuel de la revue « la Recherche » consacré en partie aux langues, volet européen), alors que le droit européen est encore d’obédience française, ce qui devrait consacrer dès le départ le français comme langue originelle des textes officiels européens, par nature textes législatifs donc de droit, comme ça l’a toujours été en Europe, sans que cela gêne le développement des autres langues (le français agit comme un peigne alors que l’anglais agit plutôt comme un rouleau compresseur).

Il est de toute façon impossible en France de parler sereinement de la langue française sans se faire taxer de nationaliste ou de chauvin -honni soit qui mal y pense- alors que le respect du citoyen français, notamment dans le domaine du travail, et son droit de s’exprimer totalement en français et de comprendre les écriteaux publicitaires, est inscrit dans la constitution.

Combien de fois me suis-je trouvé dans la position du méchant il y a une quinzaine d’années (et à peine sorti du lycée) alors qu’aujourd’hui, ceux qui trouvaient dans la défense et le développement de notre langue un aspect d’arrière-garde, se plaignent de l’intrusion de l’anglais dans leur travail.

Le problème des débiles, c’est qu’ils comprennent toujours tardivement (certains ne comprennent jamais). C’est d’ailleurs pourquoi on a inventé un mot pour les considérer.
Nicolas Sarkozy est en bonne voie pour en devenir un synonyme.

La révélation est pourtant encore possible. Prions (même si je suis athée) pour le sortir de l’éducation formatée qu’il a reçue et, si cela prend trop de temps, quelques coups de pieds au derrière ne seront pas de trop pour le rendre moins niaiseux.

Cédric Laudet
cedriclaudet@neuf.fr