RETOUR À L’HISTOIRE DU QUÉBEC

On a accusé Mme Marois de revenir aux années 1970. Toutefois, parmi les moyens de réactualiser l’indépendance, il en existe un qui se trouve au fondement de tout : la connaissance de l’histoire. On voit bien l’erreur capitale de René Lévesque et de son équipe qui se manifeste dès leur première prise de pouvoir en 1976. Ils ont présumé que les Québécois savaient leur histoire et que, eux mêmes, la connaissaient. La première démarche de l’indépendance doit être le rétablissement de la vérité historique. Tous, autant fédéralistes que péquistes, ont fondé leur action et leurs arguments sur une vision tronquée de l’histoire, – la datant de 1867. Or, les problèmes qui pourrissent dans l’aire politique et les médias se sont noués bien auparavant. On ne trouve aucune solution parce que, par ignorance, médiocrité ou aliénation, on a perdu le fil conducteur de notredestin.

L’histoire est un discours scientifique, mais aussi un merveilleux roman qui introduit une cohérence et une âme dans le désordre des faits. Qu’un certain matin, Mme Marois monte au pouvoir avec, en main, un jeu tout prêt et complet de manuels d’Histoire du Québec, et que son premier acte soit d’en imposer l’enseignement.

Hubert Larocque
Gatineau