L’OQLF ET CHRISTINE ST-PIERRE

Capitalisme et langue

Réagissant à Impératif français, le président de l’association des marchands d’Aylmer (Richard Bégin) l’a dit clairement. Les droits collectifs des Québécois, particulièrement en matière de langue, n’existent pas. Le droit individuel du commerçant, personne morale ou individu, prime sur les droits de la société québécoise. Loi 101 ou pas, le client francophone ne peut rien exiger du commerçant. Il ne peut, selon lui, que décider de faire affaire ailleurs si l’accueil n’est pas satisfaisant. De son côté, Christine St-Pierre a ravalé ses bonnes intentions.  Et l’OQLF de renchérir à Radio-Canada en rappelant une campagne inefficace et coûteuse qui avait pour but d’inciter les gens à commercer en français à Montréal, en Outaouais et en Estrie.

Je rêve.  Ton dépanneur d’Aylmer ne parle pas le français à minuit ? Déménage à St-Calixte ou à Ste-Anne des Monts. Et si ça se reproduit là-bas ne compte surtout pas sur les amis de Jean Charest à l’OQLF pour t’aider. Une intervention musclée de la part de nos institutions publiques provoquerait une levée de bouclier de la part du lobby anglophone qui tient à tout prix au statu-quo qui l’a si bien servi jusqu’ici. Et comme c’est ce
lobby qui maintient le gouvernement conservateur de Jean Charest au pouvoir… l’Outaouais francophile ne peut pas compter sur le support de l’OLF, de Maryse ou de Mme St-Pierre.  Reste la suggestion de M. Bégin. Voter ailleurs, en bloc, enfin.

Gérard Laurin
Gatineau