ÊTRE QUÉBÉCOIS LE 1ier JUILLET

Comment être Québécois le 1ier juillet?

On louange le niveau de vie et la sécurité du Canada. Cela suffit-il à nous attacher à ce pays, à renier une identité dont la nostalgie, même lointaine, constitue notre référence essentielle?

Le Canada possède mérite et validité pour ceux dont c’est le pays. Mais n’y-a-t-il que des avantages pour le Québec à y prolonger une appartenance forcée par l’histoire? L’identité canadienne implique une force d’assimilation. La démographie et les moyens économiques du Canada nous affaiblissent de façon constante de sorte que nous sommes largement engagés dans la voie du déclin, de la disparition. La force réelle du français réside dans la présence majoritaire, sur un territoire donné, de Québécois et de Canadiens français, et dans l’unilinguisme d’une majorité de ceux-ci. La  » canadianisation  » de Montréal devrait produire, dans notre conscience, l’effet d’un coup de tonnerre. Pourtant, on s’extasie sur le bilinguisme et le métissage.

Le fédéralisme ruine de beaux talents qui se perdent à combattre le Québec. Il introduit une duplicité qui réduit les travaux intellectuels et les ouvres d’art à n’être que de sous-produits de collaboration.

Elle a un prix fort, la somnolence de l’intérêt bourgeois et à courte vue.

Hubert Larocque, Gatineau.