SYLVAIN LAFRANCE, RADIO-CANADA ET TV5

M. Sylvain Lafrance a été au fil des dernières années associé de très près à :

1) Une « Radio-Canada » de plus en plus insignifiante et commerciale ;

2) Une « Radio-Canada » qui fait tandem avec une puissante entreprise privée – j’ai nommé Gesca/Power Corporation, propriété de la famille Paul Desmarais – dont la motivation politique de tous les instants, et ce depuis des décennies (et notamment par le biais de nombreux chroniqueurs et éditorialistes enthousiastes et empressés à faire le « boulot » réclamé) consiste à lutter bec et ongles contre le projet, hautement démocratique par ailleurs, d’Indépendance nationale du peuple québécois. Voir par exemple, à ce sujet, les deux textes récents suivants : http://www.vigile.net/Lorsqu-un-empire-prive-d-obedience et http://lequebecetlafrancite.blogs.nouvelobs.com/archive/2008/03/09/
lettre-ouverte-au-president-de-la-republique-francaise.html
;

3) Une « Radio-Canada » au service de la « Canadian Unity ». Cette société n’est plus une « société publique » depuis fort longtemps. Sous la tutelle de M. Sylvain Lafrance (et M. Robert Rabinovitch), elle est bel et bien devenue une « société d’État ». C’est-à-dire : une société au service de l’État. Canadien.

Aussi je suis persuadé que faire confiance à M. Lafrance en ce qui concerne TV5, c’est l’équivalent d’accorder notre confiance à Mme France Boucher (et M. Jean Charest) en regard à l’avenir de la langue française au sein de la nation québécoise, ou à M. Wilfrid-Guy Licari quant à la pérennité de la solidité des relations « privilégiées » entre la France et le Québec.

En conséquence, regardons-y à deux fois, citoyens, avant de remettre un autre fleuron de la Francité entre les mains d’un fossoyeur (un témoin tout à fait consentant, dans le meilleur des cas) de la québécité libre et adulte.

Un fossoyeur très actif ou plus ou moins passif, je ne sais très précisément. C’est à déterminer. La responsabilité – implacable, lourde, incontournable – reste toutefois rigoureusement la même dans les deux cas de figure.

Encore que…

Un adversaire qui procède à visière levée se révèle toujours infiniment plus respectable pour son vis-à-vis que celui qui, non moins dangereux sinon parfois même sans merci, préfère la sécurité de l’action à distance ainsi que les manigances dans les obscures officines du pouvoir. D’où il pourra toujours sortir, le moment venu, pour clamer son innocence.

Sinon pour déclarer qu’il ne se souvient de rien.

Nicolas St-Gilles
Mercuriale@MonCanoe.com
Québec, 17 avril 2008