SACRÉE LANGUE SACRÉE QUI ME FAIT « SACRER »

Message à la ministre Christine St-Pierre.
Message d’une simple citoyenne.

Mme Saint-Pierre, en dépit sans doute de bonnes intentions, vous perdez un peu plus de crédibilité chaque semaine. Et si j’ai longtemps désiré vous accorder le bénéfice du doute, ce ne m’est plus possible désormais. Car lorsque l’on s’entoure de gens profondément incompétents comme cette France Boucher (hormis ses grandes dispositions pour les méthodes de petits despotes d’un autre âge, d’une part, et sa propension très PLC/PLQ à noyer ou banaliser tout ce qui fait le tissu de l’identité québécoise, la langue au premier chef, d’autre part), on discrédite l’équipe entière.

Madame Saint-Pierre, la langue française ne constitue pas un simple « dossier » administratif au sein de l’État du Québec. Vous avez entre les mains le coeur même de la Nation. Alors, ou vous faites votre travail avec Conviction, Transparence et DétermiNation, ou vous démissionnez de suite si vous estimez ne pas être douée de ces qualités nécessaires pour rencontrer vos responsabilités avec efficacité et par le biais du plus soigné des professionnalismes.

À moins, bien sûr, que ce soit votre patron, bien connu pour n’être investi d’aucune conviction fondamentale quant à l’État dont il est en principe le « berger » (son dada, on le sait tous, c’est… le Canada), qui vous « tient en laisse ». Auquel cas, votre démission ferait de vous quelque chose comme une héroïne.

Madame St-Pierre, bougez, bougez vite, et bougez ferme. Car vous êtes assise sur une chaise à deux pattes et trois quarts. Il faut donc comprendre que la position « debout » est la seule qu’il vous reste. La seule, d’ailleurs, qu’il vous est permis d’adopter. En tout temps. Depuis le premier instant.

Madame la ministre, il est moins cinq.

Alors, bonne chance !

Mathilde François, MathildeFrancois@moncanoe.com

Ce 7 mars 2008 depuis la Capitale nationale (même si votre collègue Philippe Couillard estime, quant à lui, qu’elle n’est point nationale du tout, cette Capitale : quelle invraisemblable attitude colonisée que celle-là, laquelle fut à mes yeux le clou dans le cercueil de la confiance que j’accordais – aussi, jusqu’à tout récemment – à ce ministre)