MME BOUCHER ET L’IMPARFAIT DU SUBJONCTIF

Madame Boucher n’utilise guère l’imparfait du subjonctif si l’on en juge par les propos qu’elle a tenus devant la Commission que l’on sait! Une langue carrée, sans nuances, presque populacière : « Plus clair que ça, tu meurs «. La dame paraît fourvoyée dans un contre-emploi.

Ne devrait-elle pas manier une langue à la hauteur de son poste? On peut comprendre qu’elle n’ait pas « d’états d’âme » pour le français. Plus étonnante est la méprise de ceux qui l’ont nommée. Un gouvernement élu par des comtés d’Anglos et d’immigrants non-intégrés ne défendra le français que pour la forme. Il doit feindre l’action et laisser faire. On attend de lui qu’il ferme les yeux sur la loi 101, qu’il accroisse le secteur anglais en y agrégeant toujours plus d’immigrants. Qu’il vénère la Clause Canada et les ukases de la Cour suprême. En dernier ressort, il lui faut ne nommer à la « défense » du français que de simples exécutants. Une consigne leur suffit : ne rien dire et faire qui nuise à l’anglais tentaculaire et, pour le français, nier l’évidence avec toute l’effronterie et la brutalité nécessaires : « Tout va très bien, Madame la Marquise! ». Mission accomplie, madame Boucher!
On est stupéfait de la faiblesse du Parti québécois, du quasi silence de l’ADQ. Quelle illusion s’ils croient s’attirer le vote étranger en jouant le profil bas et en n’envisageant que des demi-mesures! Pourquoi ne pas s’adresser exclusivement aux vrais Québécois? Dire notre vérité sans masque, selon toute son exigence. Et que ceux qui nous aiment nous suivent!

Hubert Larocque
Gatineau

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