LYSIANE GAGNON ET LE FRANÇAIS À MONTRÉAL

Que d’évolution chez cette dame depuis qu’elle écrivait "Le Drame de l’enseignement du Français" en 1975. À cette époque on la sentait préoccupée par notre langue.

Depuis qu’elle s’est convertie à la philosophie de l’occupant de notre territoire, elle est devenue, comme le converti à une autre religion, la journaliste "fanatique" que nous connaissons.

Aujourd’hui elle peut se permettre d’écrire que le français se porte bien à Montréal, puisqu’"elle", Lysiane Gagnon, le dit.

Que des spécialistes comme M. Thermotte et M. Castonguay aillent se rhabiller avec leurs études, puisqu’elle vit rue Sainte-Catherine et qu’elle connaît mieux que quiconque ce milieu. Elle peut même vous nommer des noms de gens qui la servent en français, même si d’autres le font avec difficulté, car elle, elle connaît ça.

Pauvre André Dallemagne, tu dois te retourner dans ta "tombe", ou tes cendres doivent s’envoler je ne sais où, lorsque du haut de ton site privilégié tu lis les inerties de la convertie que tu as connue, et que nous avons aussi connue, en d’autres temps.

C’est ainsi que les choses évoluent.
Les uns, les plus nombreux, continuent le combat, alors que d’autres font comme elle et Jean Chrétien, sans oublier Jean Charest, Maxime Bernier Josée Verner et de nombreux autres, (Stéphane Dion,dit le "Prof" inclus) qui ont choisi de s’assimiler à leurs maîtres "Anglais et Anglophones", croyant qu’en ce faisant ils obtiendraient de meilleures chances d’avancement, ce qui est partiellement le cas actuellement pour ces transfuges.

Mais ces gens constateront bientôt que leurs maîtres les rejetteront comme de vieilles chaussettes après les avoir utilisés dès qu’ils n’auront plus besoin de ces "individus" pour contrer leurs frères.

C’est ainsi, tout comme notre chère Lysiane, qu’ils découvriront qu’ils ont contribué, par leur assujettissement, à la disparition du peuple dont ils sont issus.

Comme ces gens n’ont pas d’âme, et encore moins de fierté, comme Jean Chrétien, ils diront qu’ils ont contribué à sauver le pays de leurs "maîtres, même si par leurs actions ils ont participé à la disparition de leurs frères de cette terre des Amériques et du monde.

Et d’autres Lysiane Gagnon viendront affirmer qu’on parle toujours notre langue dans quelques rues de Montréal.

Et ces gens mourront heureux d’avoir participé à la disparition de leur peuple, de leur langue et de leur culture!

Fierté, fierté où es-tu? Pourquoi m’as-tu abandonné alors que j’ai tant besoin de toi? Reviens-moi au plus vite avant que le temps ne vienne confirmer que je suis disparu de la terre par la faute de "journalistes" et de "Politiques" avilis ayant participé, par leurs actions, à la disparition de ma langue et de ma culture, par leur collaboration avec les ennemis de mon peuple!

Jacques Bergeron, jacberger@yahoo.fr, Ahuntsic, Montréal