LE FRANÇAIS ET LES PARTIS POLITIQUES

Les trois partis se sont affrontés à l’Assemblée nationale sur la question du français. On a bien vu que les libéraux et les péquistes représentent le même parti.

La cause de la faiblesse, du déclin du français crève les yeux au point que mêmes les " études " ne peuvent dire le contraire! La cause, ce ne sont pas les immigrants, mais leur nombre. A-t-on pensé que 55, 000 immigrants, c’est l’équivalent d’une ville étrangère plantée au cœur du Québec chaque année? À ce rythme, que restera-t-il de notre identité, de notre continuité historique dans vingt ans?

Avec la meilleure volonté du monde, un immigrant ne peut devenir québécois par la magie de son installation à Montréal. Il lui faut l’immersion en milieu québécois, deux ou trois générations pour estomper son origine et la fondre au Québec. Que se passe-t-il si les Québécois deviennent minoritaires comme à Montréal?

On ne peut traiter la question démographique comme une affaire de cheptel, ce qui est le point de vue du parti de M. Charest, et des apatrides du parti " québécois ". La question du français est vitalement liée à la majorité des québécois de souche, maintenue ou reconquise en chaque point du territoire.

Hubert Larocque
Gatineau