L’ANGLAIS DANS LES CAISSES POP

L’anglais dans les Caisses populaires Desjardins!

Les hauts dirigeants du mouvement des « Caisses populaires Desjardins » doivent être aussi heureux que des « cocus » et des gens « avilis et assujettis » de s’être fait féliciter de leur décision d’angliciser leurs employé-e-s par un dirigeant Anglais de chez eux.

Voilà ce qu’amène l’ouverture des affaires lorsque nous voulons nous faire plus gros que le « Boeuf », anglais et anglo-saxon, bien sûr.

Je suis certain qu’Alphonse Desjardins ne souhaitait pas que sa démarche conduise son peuple vers son « assimilation » à l’Anglais. Il voulait plutôt le voir « capable » de s’épanouir économiquement malgré les pressions et les politiques « racistes » et « xénophobes » des banquiers anglais canadiens qui refusaient d’accorder des prêts hypothécaires à nos « parents », d’où la naissance des Caisses populaires qui a permis à notre peuple, de passer de locataire à propriétaire, et à nos frères de devenir des « Dirigeants administrateurs » de fonds et de valeurs économiques.

Nous ne devons jamais oublier que c’est la mise sur pied de ce « joyau » économique coopératif qui a aussi permis l’éclosion de « Professions » comme les « Architectes », les « Ingénieurs », les « Constructeurs », sans oublier les « Notaires » qui ont profité de l’arrivée des Caisses populaires dans chaque paroisse du Québec pour les millions d’actes notariés qu’ils ont remplis depuis près de « 100 ans » maintenant.

C’est tout ça que les « Présents dirigeants du Mouvement des Caisses populaires Desjardins » détruisent, en nous faisant croire qu’ils construisent quelque chose de plus grand?

Par leur « ignorance crasse » de l’Histoire de la Caisse populaire Desjardins, par leur manque de culture historique et intellectuelle, par leur formation financière, alors qu’ils croient posséder une certaine science, qui n’est en réalité qu’une formation de « Technicien-ne » en administration et en finance, alors qu’ils veulent nous faire croire qu’ils possèdent plus de compétence que les membres des Caisses populaires Desjardins, leurs membres, ceux qui leur ont permis et leur permettent toujours d’exister, sous le fallacieux principe de l’ouverture des économies, ils « trahissent la philosophie économique/coopérative d’Alphonse Desjardins » qui a voulu libérer notre peuple de « Canadiens français » toutes ethnies confondues, de son assujettissement économique, et jettent au feu de l’ouverture des marchés, cette liberté économique chèrement acquise grâce à la coopération des Canadiens français » catholiques à 99,5 %, avec l’aide de l’Église catholique, qui, dans chaque paroisse a oeuvré à la mise sur pied de caisses paroissiales. Et par la volonté de quelques individus, hommes et femmes, on rejette ce peuple dans les mains des Anglais, ce peuple dont les banquiers refusaient encore hier de prêter quelques sous pouvant lui permettre de se loger et de se développer dans toutes les « sphères » de sa vie, ce qu’il fait en se donnant des mesures sociales, économiques et culturelles à sa mesure, et en se dotant de politiques capables de présider à son émancipation au-delà de tous les espoirs de ceux qui hier lui refusaient la plus petite hypothèque. Aujourd’hui, comme des « valets et des esclaves », comme des « administrateurs assujettis », ils sont heureux, comme des cocus peuvent l’être, de recevoir des félicitations d’un parvenu Anglais. Quels administrateurs ce peuple a-t-il pu se donner pour que notre « mouvement coopératif », et non le leur, se jette pieds et poings liés dans les mains de ses ennemis, d’hier, d’aujourd’hui et de demain?

Peuple de dirigeants à genoux, attend ta délivrance, qui ne viendra pas par les décisions de tes dirigeants économiques et politiques.
Est-ce que nous devrons faire ce que les Français ont fait en 1789, pour que les « hommes et les femmes », agissant comme gestionnaires des biens de notre peuple, comprennent qu’ils et elles, ne sont que les représentants et représentantes du peuple qui s’est donné des institutions capables de présider à son développement économique, culturel et social, en attendant que ses institutions politiques et ses « Politiques » puissent le libérer de ses « chaînes » Anglo-saxonnes.

Que faire en attendant, sinon foutre dehors tous ces intrigants de la chose coopérative qui a pu présider au développement du peuple Canadien-français et de ceux et celles qui ont voulu se joindre à lui dans son désir d’émancipation économique et sociale!

Jacques Bergeron, Ahuntsic, Montréal

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