L’AFFAIRE McKIBBING’S IRISH PUB

Objet : http://www.imperatif-francais.org/bienvenu/articles/2008/bye-bye-mckibbings-irish-pub-.html

Je fus longue au fil des ans à devenir une Québécoise d’obédience indépendantiste.

Mais je dois signaler que ce qui a été déterminant dans mon évolution renvoie pour l’essentiel à l’extraordinaire arrogance et à la profonde malhonnêteté intellectuelle de nombreux commerçants anglophones qui, plus de trente ans après la promulgation de la Charte de la Langue française, maintenant, se font encore et toujours un devoir de nier et la légalité et le respect du seul État français d’Amérique du Nord.

Et avec par surcroît les « Suburban » et autres « The Gazette » of Mount Treal, qui ont toujours fait preuve d’une mauvaise foi absolument sidérante dans ce dossier (Langue française, mais aussi le noble, démocratique et légitime projet de l’Indépendance du Québec), et chez qui incidemment l’information et l’analyse critique ont toujours été laissées loin, très loin derrière, le combat idéologique (et on ne peut plus ethnique dans le sens le plus xénophobe qui soit), je dois admettre que c’en était devenu trop. Vraiment trop.

De fait, les Beryl Wajsman, les Don Macpherson et tous les McKibbing’s Irish Pub sont parvenus à me convaincre de la nécessité d’un Québec pleinement indépendant bien plus sûrement que tous les René Lévesque, les Jacques Parizeau, les Bernard Landry et les Pierre Bourgault réunis de ce monde. Nonobstant l’immense respect que je porte à ces hommes, ces véritables héros de la nation.

Ces gens-là, qui carburent depuis toujours au mépris du Québec, ne se rendent vraiment pas compte que le mensonge, l’irrespect de l’autre et la malhonnêteté ne peuvent tenir le « fort » indéfiniment face aux forces sourdes mais inéluctables de l’Histoire et de la Liberté.

Alors, merci à ces « McKibbing’s Irish Pub » de tous acabits. Car vous aurez été essentiels dans la progression, le progrès surtout, de ma pensée politique.

Bien à vous,

Marie-Louise Lacroix, MarieLacroix@moncanoe.com
Capitale nationale, 17 fév. 2008,
mais… régulièrement présente sur l’Île de Montréal, où j’ai de plus en plus l’impression, tenace et depuis de nombreuses années, d’être alors en pays étranger. Ces gens-là ont toute l’Amérique du Nord pour eux… mais ça ne leur suffit pas. Il leur faut aussi un Québec dans leur langue ! Quel extraordinaire mépris de l’Autre, en effet ! Aussi je suis tellement dégoûtée par la violence tous azimuts de ces individus à la Beryl Wajsman contre la francité (et d’une hypocrisie sans bornes aucunes, en enrobant systématiquement leurs discours des plus pures valeurs qu’ils s’empressent… de fouler aux pieds aussitôt qu’elles entravent, ces dites valeurs « universelles », leurs intérêts strictement personnels et/ou grégaires), que j’en arrive à être effrayée moi-même par la violence qu’ils réussissent à faire naître dans le corps de la "p’tite" dame que je suis… Où donc ces fanatiques aveugles – aveugles à autre chose que leur petite vision rhodésienne du monde – nous mènera-t-il…? À croire que c’est la guerre qu’ils veulent à la fin. Et rien d’autre.

• Quelques destinataires : mckibbinsirishpub@msn.com, letters@thegazette.canwest.com, Beryl Wajsman