DISNAT, FILIALE DE COURTAGE DESJARDINS

J’ajoute un exemple précis (à votre texte publié ci-dessous). Je suis client chez Disnat la filiale de courtage à escompte de Desjardins. Sur la portion du site Internet réservée aux clients, il y a une section Recherche, comprenant divers éléments dont une sous-section Recherche interne. Divers document produits par les analystes de Desjardins, y sont disponible en format PDF:

  • VMD quotidien : en français ou en anglais;
  • Focus (mensuel) : en français ou en anglais;
  • Stratégie (trimestriel) : en français ou en anglais;
  • Commentaires sommaires (portant sur des entrepises en particulier) : en anglais seulement.

À noter, qu’il en est ainsi depuis la création de ces commentaires qui date de plusieurs mois, dont bien avant la parution de la politique mentionnée dans votre envoi.

J’ai transmis il y a quelques semaines un message aux responsables du site, faisant (poliment) part de mon étonnement, en invoquant le fait que Disnat (constituante du mouvement Desjardins) soit une entreprise québécoise, dont la grande majorité des clients est francophone, à moins que je ne me trompe…

La réponse reçue ne faisait état que de toute la documentation disponible en français, sans répondre à ma question précise.

Je suis également client de Valeurs mobilières Desjardins (VMD) et la situation y est identique.

Félicitations pour votre travail ingrat, mais combien nécessaire.

Luc Bordeleau


LE MOUVEMENT DESJARDINS SE LANCE DANS UNE VASTE CAMPAGNE D’ANGLICISATION
et devient officiellement bilingue.

En mai 2008, le Mouvement Desjardins a amorcé la bilinguisation de ses structures comme le démontre le texte ci-dessous paru récemment dans la revue Desjardins. Pour la coopérative québécoise, l’adoption de l’anglais s’inscrit dans « une logique de service de haute qualité », qui permettra « d’améliorer la performance et d’assurer la pérennité de Desjardins comme groupe coopératif »!

La nouvelle politique, que Desjardins prend bien soin de ne pas publier sur son site Web, « reconnaît de manière plus explicite le statut de l’anglais chez Desjardins ». Source: Revue Desjardins, avril-mai 2008, p. 30-31.

Dans la nouvelle politique anglicisante de Desjardins, on trouve plusieurs mesures encourageant l’unilinguisme anglais et décourageant l’apprentissage du français. Voici certains extraits de la Revue Desjardins :

1) « … une logique de service de haute qualité, incite Desjardins à servir ses membres et ses clients dans leur langue d’usage, soit en français et de plus en plus en anglais… » (Service de haute qualité signifie donc pour Desjardins de plus en plus en anglais!)

2) « En effet, l’anglais, parlé par sept Canadiens sur dix, est perçu par les anglophones comme LA langue des affaires et du domaine bancaire. » (Desjardins veut contribuer activement à cette perception!)

3) « La nouvelle politique (…) reconnaît de manière plus explicite le statut de l’anglais chez Desjardins. » (Desjardins mène actuellement une vaste campagne auprès de ses employés, clients et membres en faveur de l’anglicisation!)

4) « L’anglais peut aussi avoir un statut de langue de gouvernance… » (Et le français un statut de langue inférieure!)

5) « À l’extérieur du Québec (…) la langue d’administration et de travail est généralement l’anglais…» (Desjardins abandonne les Canadiens français qui l’ont pourtant appuyé depuis ses débuts!)

6) « À l’extérieur du Québec (…) la connaissance du français sera un atout. » (Pour Desjardins, à l’extérieur du Québec, la connaissance du français ne sera rien de plus qu’un « atout »!)

Les clients et membres qui ont choisi le Mouvement Desjardins pour des raisons culturelles, linguistiques, politiques ou d’appartenance sont ainsi invités à réfléchir à leur choix d’établissement bancaire. Vous trouverez les coordonnées des sièges sociaux, sociétés, filiales et succursales à l’adresse www.desjardins.com

Ci-dessous, l’article « Une POLITIQUE LINGUISTIQUE révisée pour de nouveaux défis » extrait de la revue Desjardins avril-mai 2008, p. 30-31