AMBASSADE DE FRANCE

« No Frenchmen at the Embassy of France »

Bonjour, M. Bernier,
patrick.bernier@cnrs-usa.org

Re : http://www.imperatif-francais.org/bienvenu/articles/2008/french-embassy.html

Hélas, ce monsieur Bernier est tout simplement à l’image de la France de notre temps.

Pour le Français « moyen », aujourd’hui, en effet (mais il y a bien une exception ou deux, au Havre ou à Carcassonne ?), s’exprimer en français, c’est tout simplement… stupide ! Ringard, dans le meilleur des cas.

Un pays si beau, si fier, ce pays des droits humains, de la Résistance à la Jean Moulin… qui répugne à parler sa propre langue comme l’enfant répugne (parfois) à ingurgiter navet ou épinards.

Ce pays que j’ai longtemps aimé et admiré, et d’où je suis « issue », aujourd’hui il me répugne. Profondément.

Car un individu, privé ou collectif, qui ne se respecte plus lui-même est un individu qui n’hérite plus que du mépris. De tous. Dieu que c’est désolant de voir cette France qui semble désormais se dégoûter elle-même.

M. Bernier, je ne vous en veux pas. Vous êtes simplement le fils d’un pays pour qui le vocable « dignité » ne revêt plus aucune signification. Vous n’êtes pas plus bête ou « stupide » que vos – que nos – congénères, certes.

Simplement aussi convaincu en votre conscience (ou inconscience ?) que pour la France l’« avenir » est à la servitude volontaire.

M. Charles de Gaulle, votre travail, immense, est rayé d’un trait. Par des fils et des filles pour qui le mépris de soi constitue la vertu suprême.

Des milliers d’années d’humanité pour en arriver là… Soupir.

C’est à crier toutes les larmes d’un corps chez qui (ou pour qui) respect et liberté résonnent encore quelque chose au fond de la conscience. Ou ce qu’il en reste.

Mathilde François,

Une Française qui n’en pouvait plus…
Et qui dès lors est venue apporter son écot à un peuple (encore) fier, quoique extrêmement fragile ; et qui est surtout bien seul dans sa lutte, puisque totalement abandonné (une fois de plus, depuis 1763, à la faveur du Traité de Paris) par le premier (?) pays francophone de la Planète. J’ai nommé : les Québécois.