RED LIGHT : ANGLICISATION ET HOMMAGE AU MONDE INTERLOPE

La décision des «créateurs «sic» du Quartier des spectacles de nommer un édifice du nom de Red light, vient angliciser encore davantage notre ville tout en l’avilissant avec un nom qui vient la déshonorer, puisqu’il représente une époque (après-guerre) où le monde interlope agissait sans impunité dans ce quartier portant ce nom.

Bien sûr, que pour y proliférer,le banditisme devait jouir de l’appui d’hommes politiques et de certains policiers ripoux, ce qui s’était avéré exact lorsqu’on avait mis sur pied l’enquête publique sur la moralité qui devait permettre l’arrivée d’un parti politique voué à l’honnêteté (sa moralité) de notre ville et de ses «administrateurs».

C’est ainsi que sont apparus Jean Drapeau, Pierre Desmarais, J.Z. Léon Patenaude, Lucien Saulnier, le Dr Ruben Lévesque, (assailli à coup de bâtons de baseball, et blessé très gravement par ceux qui dirigeaient le fameux quartier du monde interlope baptisé par eux du nom de Red Light, celui dans lequel on s’apprête à nommer un édifice, le principal si je n’abuse, de ce nom scabreux et déshonorant pour notre ville) Yvon Lamarre, M. Loranger, Paul-Émile Robert et de nombreux autres citoyens soucieux de la moralité publique et de la qualité de vie de nos concitoyens, de même que le Parti Civique. On sait que les montréalais élirent comme maire, M. Jean Drapeau, celui qui a su offrir à Montréal et à ses concitoyens, la «Place des Arts», son métro, l’Exposition mondiale, les jeux olympiques tout en la développant économiquement et culturellement, malgré les embûches créées par le gouvernement d’Ottawa, dont la volonté de ces gens de faire de Toronto depuis toujours la plaque tournante économique du Canada, envers et contre Montréal et sa rue saint-Jacques, que les anglais avaient baptisée de St-James afin de bien démontrer qu’ils y régnaient en «Rois et maîtres».
C’est ainsi, qu’en utilisant le même subterfuge, avec la complicité de Lionel Chevrier,un Ontarien assimilé, on construisit le canal du Saint-Laurent ( ouverture en 1956) qui ouvrit la mer à la province de l’Ontario, tout en chassant de Montréal les industries qui n’avaient plus de motifs d’être situées le long du canal de Lachine,(Voir : rue Sainte-Ambroise, la rue Saint-Partick et d’autres rues de ce quartier maintenant vidé de ses usines) puisqu’ils pouvaient dorénavant distribuer leurs produits à partir de la «dite/province» de l’Ontario. C’est ainsi que l’on dépouille un peuple et son pays, pour ensuite faire croire à nos concitoyennes et à nos concitoyens qu’ils sont les responsables de la fuite des capitaux, des industries et des sièges sociaux, sous le couvert d’une loi linguistique qui n’existait pas à cette époque,tout en cachant celles de l’Ontario (1912) du Manitoba (1890) et du New-Brunswick (1871), sans oublier les provinces de l’Alberta et de la Saskatchewan qui refusèrent d’accorder quelque droit linguistique à nos compatriotes,malgré et envers la «Constitution du Canada», qui leur faisait pareille obligation. C’est dans ce contexte que M. Jean Drapeau a réussi, malgré tout, à développer l’économie de Montréal et à promouvoir le «français» et sa «culture» dans notre ville.

Aujourd’hui nous avons des gens, comme le maire de Montréal qui refuse d’intervenir dans l’affaire du Red Light, en s’en remettant à l’Office de la protection de la langue française dans une affaire qui le concerne et qui viendra angliciser davantage Montréal. M. Jean Drapeau n’aurait pas toléré un seul instant qu’on vienne envahir le «Quartier de la place des arts, appelé bêtement le «Quartier des spectacles» par quelques capitalistes voués à l’anglais et n’ayant d’autre intérêt que les profits, pour y construire et baptiser un édifice du nom de «Red Light». Afin de conserver un tant soit peu le caractère «français» de Montréal, toutes les personnes et tous les organismes de Montréal et du Québec voués à la défense et à la promotion de notre langue et de notre culture doivent s’opposer «vigoureusement» au nom de «Red light» dont on veut affubler un édifice, et avec lequel on viendra déshonorer ce quartier des Arts et Montréal.

Ensemble, nous devons démontrer au maire Tremblay qu’il doit conserver le «visage Français» de Montréal. Nous devons l’inviter, comme je l’ai fait il y a déjà plusieurs semaines, à intervenir dans cette affaire, afin que ceux et celles qui se nomment pompeusement les «créateurs» du quartier des spectacles, baptisent cet édifice situé angle Sainte-Catherine et Saint-Laurent, (angle sud-est) d’un nom français pouvant démontrer le caractère «Français» de notre ville.

Nous pouvons dès maintenant, comme nous l’avons déjà fait dans d’autres textes, recommander quelques noms pouvant répondre aux critères exigés pour répondre au sens qu’on veut donner à cet espace culturel.

Noms suggérés:
Comme cet édifice est situé dans un espace où on trouve déjà la Place des Arts, le «Théâtre du nouveau monde», qu’il est entouré de «4» universités», qu’il représente ce qu’il y a de plus culturel et de grandes intelligences,sans vouloir copier une autre ville et une autre époque, nous croyons, sans quelque prétention, que nommer cet édifice du nom de : Édifice des Lumières, pourrait s’avérer un bon choix. Édifice de la «Lumière», à cause de sa proximité avec notre société Hydro-Québec pourrait être aussi un bon choix.

Puisqu’il se situe dans un milieu qui se veut culturel, on pourrait aussi le nommer ; Édifice des Arts de la scène, sans oublier qu’on pourrait aussi le nommer de noms de nos créateurs (des vrais ceux-là) issus du monde de la culture.

Disons qu’on a ici le choix des noms.

Alors, pourquoi devrions-nous accepter ce nom qui vient «angliciser et déshonorer» Montréal et le Québec?

Salutations respectueuses, tout en remerciant celles et ceux qui voudront s’opposer au nom de Red light, auprès du maire et des ministres de la Culture et de l’Éducation.

Jacques Bergreon.
Ahuntsic, Montréal
jacberger@yahoo.fr
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Adresses utiles :

Madame Christine St-Pierre
Ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine
ministre@mcccf.gouv.qc.ca

Madame Michelle Courchesne
Ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport
ministre@mels.gouv.qc.ca

Monsieur Gérald Tremblay
Maire de Montréal
maire@ville.montreal.qc.ca

Madame Pauline Marois
Chef du deuxième groupe d’opposition
pmarois-chef-2e-gr-opp@assnat.qc.ca

Monsieur Pierre Curzy
Porte-parole Culture et Communications
pcurzi-bord@assnat.qc.ca

Monsieur Mario Dumont
Chef de l’opposition officielle
mdumont@assnat.qc.ca