LE 400e ANNIVERSAIRE DE QUÉBEC

Québec 2008, info@quebec400.qc.ca

Références (parmi de nombreuses) : http://www.ledevoir.com/2007/06/16/147535.html, http://www.quebechebdo.com/article-107156-Societe-du-400e-
de-Quebec-la-jouissance-de-limpuissance.html
, http://lequebecois.actifforum.com/Ici-on-parle-d-actualite-f1/
La-Reine-d-Angleterre-au-Quebec-suite-et-fin-t3514.htm
, etc. (quelques textes glanés ici ou là parmi une liste impressionnante où le désarroi chicane à la colère citoyenne)

Cette équipe de Québec 2008, qui fait décidément tout ce qui est en son pouvoir, mais vraiment tout, pour éradiquer le sens profondément noble de cette célébration du 400e anniversaire de la première Cité française des Amériques, et ce en réduisant ce moment historique à la plus plate des insignifiances qu’il est possible d’imaginer, cette équipe menée par les Jean Leclerc et les Pierre Boulanger, dis-je, avec en prime des petites poupounes (ou poupons) aux déclarations publiques de teenager, est vraiment parvenue, à la fin, à me dégoûter.

Le mot ne dépasse même pas ma pensée. Bien au contraire.

Je n’en peux plus de constater depuis des mois et des mois, et ce jour après jour, la fulgurante incapacité de ces gens à construire un authentique Événement autour de cette occasion historique unique, sans pareille.

Je sens même la violence m’habiter jusque dans mes veines de femme pas plus grosse que trois pommes, quand je ne parviens pas à me convaincre que ce n’est là qu’un rêve, un cauchemar; et que je dois en conséquence – contre toute intelligence, dignité ou honneur – prendre acte du fait que ce fabuleux anniversaire de Québec est organisé par des gens qui ont si peu le sens et la passion du Québec.

Mais faut-il s’en étonner ? Car enfin, avec des gens nommés – directement ou indirectement (le résultat est le même) – par un premier ministre du Québec pour qui l’État et le peuple québécois constituent des « catégories » subsidiaires, voire strictement « administratives » au sein du beau grand pays de Jean Pelletier, Stéphane Dion, Stephen Harper ou Denis Coderre (www.soreltracy.com/liter/2004/avril/24av.html), est-il étonnant, en effet, que le Comité Québec 2008 travaillât ainsi avec autant d’énergie à dissimuler, oublier, occulter, nier et, enfin, saboter toute la résonance proprement québécoise de la naissance en 1608 (bien avant l’arrivée des Britanniques, donc, et bien avant l’existence du Canada, aussi) d’une âme française en sol d’Amérique.

Non ! Je ne décolère pas face à cette monumentale et coûteuse organisation de propagande par abstention au service d’un déni historique qui n’est pas sans rappeler le soviétisme de défunte mémoire, alors qu’il suffisait d’effacer un visage d’un cliché photographique pour affirmer avec conviction que ledit individu – « Nous le jurons solennellement sur la tête d’Ivan le Terrible », aurait-on pu même ajouter sans rire – n’a jamais existé.

Québec 2008 constitue rien moins qu’une extraordinaire entreprise de mépris du Québec tout entier.

À telle enseigne qu’il est à se demander pourquoi M. Jean Charest n’en a pas confié la direction à Beryl Wajsman ou à Pierre S. Pettigrew.

Jolière Gauthier, Joliere@sympatico.ca
Québec, ce 18 juin (Mes respects, mon Général !) 2007