LES ERREMENTS DE « DENTYNE »

Bonjour Marie !

Je mâche la gomme Dentyne à la cannelle depuis au moins 30 ans également et je suis terriblement déçue du retrait de cette gomme du marché qui devenait de plus en plus difficile à trouver. Avez-vous tenté d’écrire à la compagnie puisque quand je l’ai fait l’an dernier, ils m’avaient bel et bien confirmé que la gomme n’avait pas été retirée du marché à ce moment du moins.

Que mâcherons-nous maintenant ?

Au plaisir!

Lyne Roy


Bonjour Mme Roy,

Re : FINI ! LA « DENTYNE » (et/ou CLIMAT DE VIOLENCE DANS LA PUBLICITÉ et ASSIMILATION PAR LA PUBLICITÉ)

Je constate aussi qu’elle n’est plus disponible en quelque endroit que ce soit.

Dentyne a manqué le bateau, il me se semble. Car après être parvenue à fidéliser ma clientèle pendant plus de trente ans (moi aussi !), j’ai depuis quelques années abandonné les multiples produits sans intérêt qu’elle a mis sur le marché: des gommes à mâcher qui n’ont plus aucun goût dix minutes après la mise en bouche.

J’imagine qu’ils ont estimé qu’ils en vendraient beaucoup plus ainsi. Or comment en vendre plus encore si on perd sa clientèle en cours de route…? On n’attire pas les mouches avec du vinaigre.

Aussi, et ainsi que l’eût dit derechef La Fontaine, je crois que Dentyne a lâché la proie pour l’ombre en agissant de la sorte.

Et comble de tout ! voilà que la même entreprise nous envoie de la pub made in America, sans égard à la spécificité (française) de la société québécoise. Ce qui, pour ma part, constitua le coup de massue final qui mit fin à trente ans… de fidélité.

C’en était vraiment trop.

Amicalement à vous,

Marie-Louise Lacroix,
29 avril 2006

PS : à tout hasard de votre intérêt concernant l’aspect plus global de la violence larvée (quoique souvent fort explicite) et quasi généralisée qui prévaut dans les publicités depuis quelques années, je ne saurais trop renvoyer à ce billet hélas ! encore d’actualité: http://www.soreltracy.com/liter/opinion/Gouin/2000/decembre/violence/violence.htm

cc : Dentyne ( info@canadapharma.org ) et Impératif français

(Le 30 avril 2006)