LES BARBARES CIVILISATEURS

Ou le fanatisme à la mode canadienne

Je salue la chronique « salutaire » de M. Michel David parue dans Le
Devoir
du 14 courant (

www.ledevoir.com/2006/11/14/122814.html
  ou

www.vigile.net/spip/vigile2852.html
), et dans laquelle il tourne en
dérision, avec ô combien de pertinence, les concitoyens Serge Joyal, Monique et
Max Memni, l’ex-juge – (heureusement !) – Claire L’Heureux-Dubé, ainsi que
quelques autres personnages de même farine idéologique.

C’est tout de même impressionnant, admettons-le sans détour, une arrogance et
un mépris semblables (lire ou relire sans plus tarder cette pièce d’hagiographie
de la suffisance publiée la veille dans le même quotidien :

www.ledevoir.com/2006/11/13/122702.html
). De la part de Québécois qui plus
est, pour l’essentiel.

Ces gens-là vivent dans un autre siècle. Le XIXe. D’où nous arrive en
cinquième au plancher le fils Justin de papa Trudeau, très manifestement.

Or comme disait Talleyrand des Bourbons de la Restauration : « Ils
n’ont rien appris, ni rien oublié
».

Il faut dire quand même que le trudeauisme aveugle manière Serge Joyal et
couple Memni n’étonne plus personne depuis des lunes. Depuis le temps, en effet,
que ces individus tiennnent leur obscurité personnelle pour les lumières de l’Aufklärung,
voire de l’humanité pensante…

D’ailleurs, pour qui a oublié ce qu’il faut bien nommer le fanatisme
typiquement canadian de ces « idolâtres » de Pierre Elliott Trudeau, je renvoie
à cet échange épistolaire public d’un "Vigilien" avec l"« honorable » Serge
Joyal : « Légitimité douteuse » (

www.vigile.net/ds-actu/docs4a/7-3.html#tljd
), « L’Ordre national du
Québec…
» (

www.vigile.net/ds-actu/docs4a/7-10.html#tlhp
) ainsi que les apports qui
suivent.

Ma seule authentique déception à la lecture de ce texte (car au fond il
faudrait sans doute en sourire en haussant les épaules, comme on sourit
par-devers soi devant la petite bêtise de l’enfant qui n’a pas réellement
conscience de ses actes) – texte qui n’a d’ailleurs rien à envier à l’esprit
colonial européen (allemand, anglais ou français, voire belge, italien,
portugais ou hollandais) du XIXe siècle (décidément…) – c’est la présence
"tout d’une pièce" au sein de cette équipe déjantée (on croirait lire une
missive du Dominion de 1953 aux French provincialeux alors sous la
gouverne d’un certain Maurice Le Noblet Duplessis) de l’ex-juge de la Cour
suprême, Mme Claire L’Heureux-Dubé, la première signataire de cette lettre (et
possiblement, on peut le présumer, la rédactrice principale).

Reste que…

Quand je songe que des esprits aussi obtus et bornés puissent avoir accès aux
fonctions les plus importantes et les plus « nobles », du moins en principe, au
sein de notre société, je me dis qu’il faut vraiment que nous soyons suicidaires
– Nous, Québécois(es) – pour nous entêter à demeurer dans ce pays d’un autre âge
nommé Canada, et qui n’a visiblement rien mieux à faire, entre deux élections,
qu’à pratiquer l’onanisme de la condescendance et du mépris sur l’altérité qu’il
est incapable de comprendre ni de respecter.

Fût-elle, cette altérité, celle de nous-même comme peuple français des
Amériques vu au travers du prisme déformant du « maître » imbu de sa propre
majesté…

Tout ceci relève bien de la pathologie. De la bêtise dans le meilleur des
cas.

Soyons clairs : les Joyal, les Memni et les L’Heureux-Dubé de ce monde sont
de véritables fauteurs de guerre.

Aussi nommés barbares civilisateurs.

Marie-Louise Lacroix,
MarieLacroix@moncanoe.com
Capitale nationale, 15 nov. 2006