LANGUE ET MUSIQUE EN PAYS DE CALLIOPE

Bonjour, M. Adda,

Présente imprégnée d’une rude mélancolie
suite au décès, ce jour même, de ce fabuleux jongleur de la
francité nommé Raymond Devos (né par ailleurs au coeur du même millésime que
René Lévesque…).
Saluez bien Sol et Félix de notre part, tout là-haut, homme sans cesse en quête
du Quand le train pour Caen !

Je vous remercie de votre aimable réponse au nom de Calliope.

Cela dit, s’il fallait désormais se fier sur les Larousse et autres Robert
pour distinguer ce qui est français de ce qui ne l’est pas, aussi bien déclarer
forfait sur-le-champ et rejouer Azincourt – ou les Plaines d’Abraham, ici en
Nouvelle-Nouvelle-France – à perpétuité. Les dictionnaires de l’Hexagone ne
constituent plus à mes yeux un instrument de référence, mais bien une part
intégrante (et extrêmement insidieuse) du problème.

Je m’en suis même déjà ouvert sur le sujet il y a quelques années.*

Bien cordialement à vous, M. Adda, en ce pays de Compiègne où un wagon de
triste mémoire rejoint, dans un concentré peu banal de l’Histoire, les vestiges
du passage non moins douloureux d’une certaine enfant de 18 ans nommée Jehane…

(Doux baiser par votre intermédiaire – heureux homme ! – au front de la
sublime Calliope !)

Jean-Luc Gouin
LePeregrin@yahoo.ca
depuis la Capitale québécoise, ce 15 juin 2006 (2)

* http://www.vigile.net/00-8/jlg-dico.html et EUROPE FRANÇAISE OU DE L’ALIÉNATION COMME VERTU

cc : votre collègue, M. Jacques Le Calvé, ainsi que le site Impératif
Français
( http://imperatif-francais.org ), qui
publiera sans doute la présente en ses pages. Si toutefois pour quelque raison
vous deviez préférer ne pas être explicitement cité à cette occasion, un petit
mot à l’attention de M. Jean-Paul Perreault, président de l’Organisme et
maître-toileur des lieux (ou webmestre à la rigueur, et que d’aucuns chez vous
nomment webmaster, y compris Mam’zelle Larousse; et ce à l’instar incidemment du
Master qui a d’ores et déjà en France éradiqué le diplôme de Maîtrise, eût-il
été accordé consécutivement à la rédaction d’un brillant mémoire sur Rabelais
ou… Jean Moulin), fera amplement l’affaire. Merci, monsieur, et digne lutte à
vous et à vos amis. Peu nombreux.

PS : En effet ! M. Jacques Attali :
http://www.cyberpresse.ca/article/20060615/CPACTUALITES/606150739/1025

________________________

— MICHAEL ADDA < michael.adda@arpege.calliope.tm.fr > a écrit :

> Cher Monsieur,
> vos encouragements nous ravissent.
> Oui, nous préservons de l’intérieur le charme de cette langue fleurie et
difficilement
> traduisible dans ses nuances qu’est le français.
> Cette volonté farouche de préserver l’exception culturelle française nous
cause parfois de
> graves problèmes commerciaux à l’Export quand nous décidons d’écrire
Chostakovitch au lieu de
> Shostakovitch, nous privant ainsi de sa case au porfit des « divers ».
> Les termes email, webmaster, newsletter sont malheureusement intégrés au
dictionnaire
> Larousse…
> Merci à vous.
> Très cordialement,
>
> Michaël ADDA
> CALLIOPE – ARPEGE
> BP 40433 – 60204 COMPIEGNE cedex
> www.calliope.tm.fr
________________________
> Bonjour,
>
> Réf. :
http://www.calliope.tm.fr/pages/accueil/accueil.php
>
> Juste un mot rapide pour vous exprimer le plaisir que j’éprouvai à consulter
le site Calliope,
> consécutivement à l’acquisition récente de votre superbe Intégrale des
Quatuors
de L. v.
> Beethoven (violons, alto et violoncelle, interprétation solide et originale
par le Quatuor
> Talich).
>
> Il s’agit d’un site conçu intelligemment, non racoleur (professionnel), doux à
l’oeil, fluide
> et instructif.
>
> Enfin, le phénomène étant devenu suffisamment rare pour qu’il soit ici
expressément souligné,
> je ne saurais trop insister sur la satisfaction à parcourir un site «français»
(et/ou
> européo-français) vraiment… français (hormis un email, un webmaster, un
newsletter ou un
> mentalworks ici ou là, bien sûr, mais ne soyons pas intransigeants: après
tout, Paris ne s’est
> pas construite en un jour…).
>
> Dans ce coin d’Europe où prévaut désormais une langue qu’il est bien difficile
d’identifier
> clairement (appelons-la le Frenchglish), il est doux de constater qu’il y a
encore des citoyens
> dans le pays de Voltaire, de Boileau, de Diderot et de… de Gaulle pour qui
la langue française
> ne constitue pas un archaïsme pour ringards nostalgiques d’une époque révolue.
>
> Aussi, longue vie à la – moderne – muse à la voix d’or !
>
> Jean-Luc Gouin
> Québec, 15 juin 2006